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Un prof d’Histoire-Géographie bourre le crâne de ses élèves

Quand la propagande maligne et l’intoxication islamophobe escaladent l’enceinte des établissements scolaires pour se nicher au cœur des contenus pédagogiques d’un enseignant, on peut se demander si un palier supplémentaire n’a pas été franchi dans cette atmosphère délétère qui vilipende et diabolise les citoyens de confession musulmane.

  • Une évalutation ouvertement islamophobe

En effet, ce mardi 14 octobre un papa fait parvenir au CCIF un extrait de l’évaluation de son enfant, en 5ème au sein d’un collége d’un quartier populaire, proposé par son enseignant d’Histoire-géographie dans le Puy-de-Dôme. Dans l’exercice intitulé, sciemment, « Être musulman », l’enseignant choisi un extrait coranique, accommodant ses questions pour faire du musulman et des adeptes de Mohammed des individus farouches enclins à la guerre et à la violence.

Deux questions apparemment anodines qui demandent à nos chers collégiens de se faire la propre démonstration d’une religion belliqueuse et de marquer alors deux points et demie dans leur contrôle d’Histoire. La corrélation est grossièrement organisée : être musulman c’est être dangereux, coupable, qui doit forcément être désigné à la vindicte populaire.

Alors que les instructions officielles et les programmes invitent, plutôt, les enseignants de 5 ème à faire découvrir aux élèves « les grandes civilisations entre le VIIe siècle et la fin du XVIIe siècle avec notamment les débuts de l’islam », on se demande si en sixième lorsque les mêmes élèves ont abordé « l’émergence du judaïsme et du christianisme » l’enseignant en question s’est permis de « balarguer » des extraits sélectionnés de l’Ancien et du Nouveau Testament pour conclure à des religions guerrières et barbares. Impensable. On le souhaite en tout cas, et, insupportable, ce déni de toutes les règles pédagogiques signifiantes et basiques dont l’enseignant fait preuve ici.

  • Diabolisation du musulman au sein même de l’enseignement

Un tel désistement d’un enseignant vis à vis de la mise en perspective, de la contextualisation des apprentissages et des concepts fait peur et s’apparente plutôt et dangereusement à du bourrage de crâne qui rappelle les préambules des propagandes les plus nauséabondes du XX ème siècle. Ce n’est surtout pas cela qui risque de construire ce « citoyen responsable » alerte et conscient des « héritages du passé » dont les B.O officielles semblent aspirer ardemment.

C’est dans ce sens que le CCIF pointe du doigt cet aveuglement politique qui dure vis à vis de l’islamophobie. Un aveuglement qui encourage, aujourd’hui, la diabolisation du musulman et peut atteindre, dorénavant, des fonctionnaires qui sont à la source de l’éducation citoyenne de nos futures générations.

Crédit photo : Shutterstock

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% commentaires (4)

Completement absurde…

Ce verset fait parti de la revelation.

En quoi vous derange t il ?

Slm
Un verset sorti de son contexte, une traduction biaisé : bien sûr que cela dérange!!! Voyons! On est pas prof d’HG comme on est n importe qui! On contextualise, on fait refléchir, on nevse sert pas de son audience face aux éleves pr fr passer une opinion!
Oui c est islamophobe et OUI c’est très grave et dangereux. on ne peut laisser passer cela!!

Dieu ne demande pas à ceux qui croient de démissionner à chaque épreuve, au contraire. La mauvaise éducation c’est aussi ça, laisser la place de l’éducation aux ennemis de Dieu.

Bonjour,
On sent depuis de nombreuses années une atteinte aux adeptes de l’Islam. Malheureusement, l’école n’aide pas à sortir de cela et y contribue beaucoup plus que nous le croyons (le cas cité ici n’est que caricatural). Les médias injectent des associations d’images/textes pour marquer profondément et en douceur les esprits de masse. La question est de savoir comment répondre à ces injures répétitives et à ce système mis en place pour durer ? Je rejoins tout à fait la personne convertie qui invite au bon comportement et au sang froid, mais également à la connaissance. L’éducation ne commence pas ni ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires, et le rôle pédagogique peut être à double sens. On pourrait par exemple inviter ce Professeur au dialogue et lui demander ses intentions vis à vis de ce questionnaire posé hors contexte.

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