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L’ONU célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Chaque année, le 25 novembre, l’ONU célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une initiative qui vise à sensibiliser à ce fléau qui touche indubitablement un pourcentage encore trop élevé de la population mondiale.

[English version below]

Une initiative qui vise à sensibiliser à ce fléau qui touche indubitablement un pourcentage encore trop élevé de la population mondiale. Des études sérieuses ont été réalisées dans le passé et rapportent des chiffres qui en effraieraient plus d’un. Dans son rapport intitulé « La violence à l’égard des femmes, une enquête à l’échelle de l’UE », la FRA, l’Agence de l’Union européenne pour les droits fondamentaux, publie des statistiques qui détaillent les violences faites aux femmes au sein des pays de l’Union européenne. Les conclusions de l’étude mettent en lumière des abus graves qui touchent la vie de nombreuses femmes mais dont le signalement aux autorités reste faible. Ainsi, l’étendue et la gravité de la violence à l’égard des femmes ne sont pas reflétées dans les données officielles.

Le CCIF collabore régulièrement avec la FRA en lui fournissant des statistiques sur le taux d’islamophobie en France et notamment sur le nombre de femmes musulmanes violentées dans la rue pour cause du port du voile. En effet, depuis quelques années et notamment après la vague d’attentats terroristes dont la France a été le théâtre, le nombre de citoyennes musulmanes françaises qui ont été violentées en raison de leur appartenance religieuse ne cesse d’accroître.

Pour ne mentionner que les cas les plus récents, en octobre 2017, en Île-de-France, une femme voilée reçoit une claque en plein visage de la part d’un homme dans la rue qui lui reproche de porter un masque médical. Madame, qui garde toujours avec elle son certificat médical, le rattrape et lui dit qu’il n’avait aucunement le droit de la toucher. L’assaillant s’enfuit puis revient sur ses pas en insultant la victime avant d’être arrêté par les forces de l’ordre.

En septembre 2017 ce sont deux femmes voilées et une fillette de 9 ans qui ont été renversées par un chauffard dans les Hauts-de-France. Les victimes se sont engagées sur le passage piéton lorsqu’un véhicule a d’abord ralenti puis accéléré fauchant ainsi les trois personnes de confession musulmane.

Il y a également cette autre femme qui se promenait avec son enfant dans un parc des Hauts-de-France. En mai 2017, Madame se reposait avec son fils lorsqu’un homme a commencé à vociférer « Ça fait du bien d’arriver ici et de voir qu’il n’y a pas de bougnoules, pas de négros, que des bonnes têtes de Français. » Madame décide alors de partir quand ce même homme qui l’aperçoit voilée la rattrape en hurlant qu’elle est sur ses terres, celles du Front National. Madame reçoit un premier coup à la tête avant de se faire empoigner la gorge par son agresseur. Après examen médical, elle reçoit 6 jours d’ITT.

En mai 2017, une dame vêtue d’un turban se fait physiquement agresser par une vendeuse à l’occasion d’une braderie dans les Hauts-de-France. La vendeuse accuse Madame d’avoir volé un verre. Madame nie les faits mais la vendeuse l’agresse verbalement en déclarant que Madame est Arabe et qu’elle a l’habitude de commettre des larcins. Madame qui était accompagnée de sa fille décide de s’en aller mais la vendeuse lui lance un verre en plein visage. Ensanglantée, Madame est transportée à l’hôpital. Les médecins constatent une déchirure au niveau de la cornée et lui prescrivent 10 jours d’ITT. Sa fille s’est vu quant à elle prescrire 2 mois d’ITT pour traumatisme psychologique.

En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le CCIF tient à sensibiliser l’ONU aux violences physiques et verbales qui touchent les citoyennes françaises de confession musulmane. Ces 4 exemples ne suffiront à déplorer et à illustrer l’envergure du phénomène en France mais ils constituent néanmoins un avant-goût, amer certes, de la gravité et la récurrence de cette violence faite aux femmes musulmanes. Les femmes musulmanes sont avant tout des femmes et c’est en ce sens que le CCIF encourage l’ONU à émettre des recommandations à la France pour l’élimination de la violence à l’égard de toutes les femmes en général, des femmes musulmanes en particulier.

 

EVERY YEAR, ON 25 NOVEMBER, THE UNITED NATION CELEBRATES THE INTERNATIONAL DAY FOR THE ELIMINATION OF VIOLENCE AGAINST WOMEN. AN INITIATIVE WHICH AIMS TO RAISE AWARNESS OF THIS SCOURGE WHICH UNDOUBTELY STILL AFFECTS A HIGH PERCENTAGE OF WORLD’S POPULATION

An initiative that aims to raise awareness of this scourge which undoubtedly still affects a high percentage of world’s population. Serious studies have been done in the past and report numbers that would scare more than one. In its report entitled « violence against women, an EU Survey » the FRA, the European Union Agency for Fundamental Rights, publishes statistics showing violence against women in European Union countries. The findings highlight the severe abuses which affect life of many women. And yet, still a high percent of women do not denounce the abuses they have suffered. Thus, scope and the severity of the violence against women do not reflect official data.

To mention only the most recent case, in October 2017, in the region of Ile de France, a woman wearing the headscarf is slapped in the face by a man on the street who accuses her of wearing a medical mask. The woman, who always keeps her medical certificate with her, catches him and tells him that he has no right to touch her. The assailant runs away and then retraces his steps insulting the victim before being arrested by the police.

In September 2017, two veiled women and a nine years old girl were overthrown by a driver in the Hauts-De-France. The victims were on the pedestrians crossing when the vehicle has first slowed down before accelerating, running down the 3 Muslim pedestrians.

There is also this other woman who was walking with her child in a park of Hauts-de-France. In May 2017, the woman was resting with her son when a man began to shout “it feels good to get here and see that there are no bougnoules [Ethnic slur: North African descent], no negros only good French faces”. The woman decides to leave when the same man who sees her veiled, catches her while screaming that she is on her land, those of the national front (French far-right party) . The woman got hit on the head before being grabbed by the throat by her aggressor. After a medical check-up, she was prescribed 6 days of ITT (Complete inability to work).

In May 2017, a woman wearing a turban is physically attacked by a sales clerk during a market in the Hauts-De-France. The sales clerk accuses the woman of stealing a glass. The woman denies it but the sales clerk verbally assaulted her by affirming that the woman is Arab and therefore she is used to commit petty thefts. The woman who was with her daughter decides to leave but the sales clerk throws a cup at her face. Wounded, the woman is transported to the hospital. Doctors notice a tear in the cornea and prescribe 10 days of ITT. Her daughter was also prescribed 2 months of ITT for psychological trauma.

On this international day for the elimination of violence against women, the CCIF wants to make the UN aware of the physical and verbal violence that affect French Muslim women. These four examples will not be enough to deplore and illustrate the scale of the phenomenon in France but nonetheless portray a foretaste, a bitter one indeed, of the importance and recurrence of this violence against Muslim women. Muslim women are first and foremost all women and it is in this sense that the CCIF encourages the UN to make recommendations to France in order to eliminate the violence against every women in general, Muslim women in particular.

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