ADDH - CCIF BP05 93401 SAINT-OUEN CEDEX
01 49 21 22 22

L’ONU célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Chaque année, le 25 novembre, l’ONU célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une initiative qui vise à sensibiliser à ce fléau qui touche indubitablement un pourcentage encore trop élevé de la population mondiale.

Une initiative qui vise à sensibiliser à ce fléau qui touche indubitablement un pourcentage encore trop élevé de la population mondiale. Des études sérieuses ont été réalisées dans le passé et rapportent des chiffres qui en effraieraient plus d’un. Dans son rapport intitulé « La violence à l’égard des femmes, une enquête à l’échelle de l’UE », la FRA, l’Agence de l’Union européenne pour les droits fondamentaux, publie des statistiques qui détaillent les violences faites aux femmes au sein des pays de l’Union européenne. Les conclusions de l’étude mettent en lumière des abus graves qui touchent la vie de nombreuses femmes mais dont le signalement aux autorités reste faible. Ainsi, l’étendue et la gravité de la violence à l’égard des femmes ne sont pas reflétées dans les données officielles.

Le CCIF collabore régulièrement avec la FRA en lui fournissant des statistiques sur le taux d’islamophobie en France et notamment sur le nombre de femmes musulmanes violentées dans la rue pour cause du port du voile. En effet, depuis quelques années et notamment après la vague d’attentats terroristes dont la France a été le théâtre, le nombre de citoyennes musulmanes françaises qui ont été violentées en raison de leur appartenance religieuse ne cesse d’accroître.

Pour ne mentionner que les cas les plus récents, en octobre 2017, en Île-de-France, une femme voilée reçoit une claque en plein visage de la part d’un homme dans la rue qui lui reproche de porter un masque médical. Madame, qui garde toujours avec elle son certificat médical, le rattrape et lui dit qu’il n’avait aucunement le droit de la toucher. L’assaillant s’enfuit puis revient sur ses pas en insultant la victime avant d’être arrêté par les forces de l’ordre.

En septembre 2017 ce sont deux femmes voilées et une fillette de 9 ans qui ont été renversées par un chauffard dans les Hauts-de-France. Les victimes se sont engagées sur le passage piéton lorsqu’un véhicule a d’abord ralenti puis accéléré fauchant ainsi les trois personnes de confession musulmane.

Il y a également cette autre femme qui se promenait avec son enfant dans un parc des Hauts-de-France. En mai 2017, Madame se reposait avec son fils lorsqu’un homme a commencé à vociférer « Ça fait du bien d’arriver ici et de voir qu’il n’y a pas de bougnoules, pas de négros, que des bonnes têtes de Français. » Madame décide alors de partir quand ce même homme qui l’aperçoit voilée la rattrape en hurlant qu’elle est sur ses terres, celles du Front National. Madame reçoit un premier coup à la tête avant de se faire empoigner la gorge par son agresseur. Après examen médical, elle reçoit 6 jours d’ITT.

En mai 2017, une dame vêtue d’un turban se fait physiquement agresser par une vendeuse à l’occasion d’une braderie dans les Hauts-de-France. La vendeuse accuse Madame d’avoir volé un verre. Madame nie les faits mais la vendeuse l’agresse verbalement en déclarant que Madame est Arabe et qu’elle a l’habitude de commettre des larcins. Madame qui était accompagnée de sa fille décide de s’en aller mais la vendeuse lui lance un verre en plein visage. Ensanglantée, Madame est transportée à l’hôpital. Les médecins constatent une déchirure au niveau de la cornée et lui prescrivent 10 jours d’ITT. Sa fille s’est vu quant à elle prescrire 2 mois d’ITT pour traumatisme psychologique.

En cette Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le CCIF tient à sensibiliser l’ONU aux violences physiques et verbales qui touchent les citoyennes françaises de confession musulmane. Ces 4 exemples ne suffiront à déplorer et à illustrer l’envergure du phénomène en France mais ils constituent néanmoins un avant-goût, amer certes, de la gravité et la récurrence de cette violence faite aux femmes musulmanes. Les femmes musulmanes sont avant tout des femmes et c’est en ce sens que le CCIF encourage l’ONU à émettre des recommandations à la France pour l’élimination de la violence à l’égard de toutes les femmes en général, des femmes musulmanes en particulier.

Ecrire un commentaire