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Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale : une cause sœur, un combat fraternel

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Chaque 21 mars, la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée pour commémorer ce jour de 1960 où, à Sharpeville (Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid. La discrimination raciale s’entend comme le traitement différent et négatif se fondant sur la race ou l’origine ethnique.

Vous le savez, la visée du CCIF est la lutte contre l’islamophobie : les actes de violence ou de discrimination à l’encontre des personnes physiques ou morales du fait de leur appartenance réelle ou supposée à la religion musulmane. Le socle de notre combat est l’appartenance à une religion, et non l’appartenance à une ethnie ou une race (à supposer que les races existent…). Nous ne demeurons pourtant pas indifférents à la lutte contre la discrimination raciale.

Il faut le rappeler : dans un nombre croissant de dossiers, la discrimination islamophobe avance malheureusement accompagnée. Dans une même situation, la différence de traitement se fonde sur l’appartenance religieuse et l’ethnie, ou encore le genre… L’islamophobie se couple à la discrimination raciale et au sexisme : l’intersectionnalité des racismes n’est plus à démontrer. Par ailleurs, la haine islamophobe s’inscrit dans une lignée historique française, une sorte de continuum discriminatoire. Les « sales noirs » et « sales arabes » d’hier se sont transformés en « sales musulmans » aujourd’hui. Au racisme biologique s’ajoute désormais un racisme sans race dont l’architecture, s’articulant autour des institutions et de la culture, n’est que le reflet de l’architecture plus ancienne du racisme biologique. L’un comme l’autre sont ainsi des racismes structurels.

Ces très brèves explications ne sauraient cependant faire justice à notre position et celle de tous les acteurs sincères dans leur lutte contre la discrimination. Le CCIF défend l’état de droit et les libertés publiques de tous. C’est avant tout par principe que nous nous plaçons aux côtés de toutes les victimes, y compris celles ayant souffert de la discrimination raciale.

La discrimination, de quelle matrice qu’elle soit, c’est l’intolérance. Combattre la négrophobie, le racisme anti-tzigane ou l’islamophobie, c’est encore et toujours affronter ceux qui ont peur des autres, ceux qui ont peur par ignorance de la différence ethnique ou religieuse.

Il ne saurait y avoir de victoire contre une discrimination et de défaite contre les autres.

La liberté, c’est la liberté pour tous.

Comments (3)

Je pense que l’urgence n’est pas le combat contre le “racisme ” dont serait victime les sectataires de l’islam , mais la necessaire unité nationale contre le cov 2 , de toutes confessions , pour une fois , une seule fois , que les intelligences s’allument, il y aura des morts , qu’ils soient musulmans , chrétiens , juifs , athés .. de garce respectez les mesures de confinemments , je sais que c’est dur , mais priez chez vous , ne le faites pas en reunion … nous sommes en situation ou le bon sens doit primer contre la religion , alors si vous vous participer à la vie de la communauté faite preuve de bon sens …

“De garce…” j’aime bien ce lapsus….

erreur de frappe … pas de lapsus là dedans ..

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