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Délation et islamophobie au sein d’un service de police

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Sophie* est policière municipale. Peu après l’un des attentats qui ont visé la France, Sophie discute avec une collègue dans les vestiaires. Toutes deux connaissent des personnes habitant le même quartier que le terroriste. Elles échangent sur le tragique événement et sur les circonstances dans lesquels l’attentat s’est déroulé, ainsi que sur les victimes.

Une troisième collègue entend la conversation et s’empresse de faire un rapport sur Sophie dans lequel elle assure que la policière connaît le terroriste et qu’elle sait des choses au sujet de l’attentat. L’accusation est logiquement prise très au sérieux par les supérieurs hiérarchiques de Sophie : sa titularisation est repoussée, son détachement prolongé et sa formation en armement ajournée en attendant une enquête interne.

Sophie est convertie à l’islam, cela lui a valu de nombreuses remarques et des insinuations douteuses de la part de ses collègues. La policière n’a pourtant jamais étalé son appartenance religieuse sur son lieu de travail, néanmoins depuis que l’information a été connue par ses collègues, elle a noté un changement de la part de certains. D’autres, bien au contraire, on fait fi de cette information personnelle en travaillant de concert pour l’intérêt général et la sécurité de tous…  

Suite au rapport réalisé par sa collègue, Sophie a cependant pu compter sur le soutien de sa direction qui n’a pas compris les agissements de sa collègue. Cette dernière n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai, en effet cette policière a, par le passé, fait des rapports sur d’autres collègues. Une confrontation a eu lieu entre les deux policières. Sa collègue a été jusqu’à accuser Sophie de manquement à son droit de réserve. Cependant, Sophie a pu démontrer que les accusations de sa consœur ne reposaient sur rien. La policière vient d’ailleurs d’être titularisée et a reçu un soutien sans faille de sa direction.

Il est ici utile de rappeler que ce type d’accusation n’est pas sans conséquences pour nombre de concitoyens ayant une appartenance réelle ou supposée à la religion musulmane. Le CCIF constate une augmentation alarmante du nombre de dénonciations calomnieuses. Une sorte de suspicion généralisée semble s’installer dans notre société et il faut la combattre avec la plus grande fermeté. Sophie a pu compter sur le soutien et l’assistance du CCIF dans ses démarches. Si vous faites face à un traitement différencié motivé par l’islamophobie, contactez le CCIF.

Nous sommes là pour vous aider.

#EnsembleNousSommesPlusForts

*Prénom modifié

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