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Foulard et carrière professionnelle, la dure réalité laisse parfois place à de belles histoires…

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Les femmes qui ont fait le choix de porter le foulard font face à un plafond de verre qui, au fil des années, n’a eu de cesse de s’épaissir. En effet, nombreuses sont celles qui, malgré un CV de grande qualité se retrouvent à faire des métiers bien en deçà de leurs qualifications.

Cette internaute résume d’ailleurs parfaitement la situation que vivent les femmes portant le foulard en France :

Pour résumer, ces femmes sont :

Etc.

En effet, dans le cadre de l’accès à l’emploi, ces femmes sont immédiatement ramenées à un supposé statut de “femmes voilées”. Elles subissent donc une discrimination, leur CV n’est même pas pris en compte (affaire Etam), ou on leur demande de retirer le foulard comme condition sine qua none de signature de contrat. Nombreuses donc sont les femmes surqualifiées et dont les CV ne seront jamais retenus.

Fort heureusement, tous les employeurs ne cachent pas leur islamophobie derrière des règlements intérieurs où figure une obligation de neutralité qui ne fait pas sens et bride les employés dans l’exercice de leurs libertés fondamentales.

L’expérience d’Aby* en est l’exemple. La jeune femme est étudiante en coiffure et a dû essuyer plusieurs refus avant de pouvoir décrocher un stage dans un salon de coiffure. L’étudiante va ainsi pouvoir continuer son cycle d’études et donner vie à son projet professionnel.

Pareillement, de nombreuses femmes doivent faire preuve d’une détermination sans failles afin d’aller au bout de leurs projets. Dernièrement, nous avons reçu ce témoignage d’une jeune femme qui est revenue sur le traitement souvent réservé aux femmes portant le foulard.


« Je voulais vous faire part de mon témoignage de discrimination. Étant à la recherche d’emploi dans le cadre d’une réorientation professionnelle, je souhaitais intégrer une formation. J’ai donc été convoquée dans un centre de formation à Toulouse pour une réunion d’information suivie de tests d’admission. Or, à mon arrivée dans la salle de réunion, un membre du personnel m’a discrètement demandé de retirer mon voile ou de quitter la salle. Après avoir repris mes esprits, je demande à voir un responsable. En attendant, je me rends sur le site du CCIF pour prendre connaissance de la fiche pratique correspondant à la situation dans laquelle je me trouve.

Le responsable me sort l’argument de laïcité avec un règlement intérieur notifiant une interdiction de port de signe religieux… J’insiste pour faire valoir mes droits, textes de loi à l’appui ! Le ton s’envenime mais je ne me laisse pas faire. On me demande de patienter le temps d’appeler le directeur.

Quelques minutes plus tard, le responsable revient avec une attitude totalement différente et gentiment il m’explique que le directeur a confirmé mes dires… On me présente des excuses avec pour seule défense qu’étant donné que dans le monde du travail il y a peu de chances de trouver un poste en étant voilée, alors ils habituent les candidates à l’enlever dès la formation…

A force de persévérance, j’ai finalement été reçue en entretien privé et j’ai été admise dans le centre… Le message important à retenir est qu’il ne faut pas se laisser faire et ne pas se laisser impressionner par des menaces… De plus, je tiens à remercier le CCIF et tous ceux qui font en sorte de nous donner les outils pour faire valoir nos droits ! »

Témoignage reçu

Nous espérons que nombreuses seront les étudiantes et professionnelles dont les compétences primeront sur le foulard qu’elles portent. L’accès à l’emploi ne peut pas être refusé aux personnes portant des signes distinctifs religieux comme le foulard, le Président l’a encore rappelé récemment.

N’hésitez pas à saisir le CCIF si vous êtes confrontés à une discrimination en raison de votre appartenance réelle ou supposée à la religion musulmane.

#EnsembleNousSommesPlusForts

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