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Condamné en première instance pour discrimination et islamophobie, le chirurgien est à nouveau condamné en appel !

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Il y a deux mois, nous vous informions du procès en appel du praticien.

Dans cette affaire, le CCIF avait été saisi par Karima*, une mère de famille qui, alors qu’elle accompagnait son fils en consultation en vue d’une opération, a été prise à partie par le praticien. Ce dernier a tenu des propos islamophobes considérant notamment que son foulard était “un signe de non-intégration”, qu’elle devrait porter un foulard bleu-blanc-rouge. Ou encore que la France était en guerre et que Karima devait “choisir son camp”.

Suite à cela, le médecin va faire un signalement à la gendarmerie où il expliquera qu’il suspecte Karima, qu’il venait de rencontrer pour la première fois, de “dérive islamiste, surtout dans le contexte du Bataclan”.

Un véritable exercice de délation à l’état pur…

Le CCIF avait donc décidé de porter plainte afin d’accompagner Karima* jusqu’au bout de sa quête de droit.

Devant la Chambre Départementale disciplinaire de l’Ordre des Médecins, ledit docteur avait été condamné en première instance à une suspension de 6 mois dont 3 avec sursis. Le praticien a décidé de faire appel et l’audience s’est tenue le 17 janvier dernier. “L’audience a été assez rapide, il n’y avait pas vraiment de quoi débattre, les faits étaient établis”, explique Me Boukara, avocate de Karima*. Elle ajoute, “De notre côté, nous avons insisté sur la gravité des faits. Lorsque l’on va chez le médecin, on s’attend à de la bienveillance et du respect, pas à recevoir ce type d’accueil. De plus, le médecin a violé le secret professionnel”, en envoyant un courrier à charge à la gendarmerie.

Cette mère de famille qui venait simplement accompagner son fils pour une consultation a dû subir les propos islamophobes insultants, humiliants et discriminants. “Le plus grave reste la délation de cette mère de famille qui a été convoquée par la gendarmerie suite au courrier du médecin”, s’alarme Me Boukara .

La décision a été rendue et le médecin a été condamné en appel à six mois d’interdiction d’exercer dont trois avec sursis ainsi qu’aux dépens à hauteur de 1500€.

Cela peut paraître peu au vue des propos tenus et des actions du praticien, mais ce type de condamnation est rare. C’est d’ailleurs la raison qui a dû pousser le médecin a faire appel, jugeant la condamnation en première instance excessive.

Soutenez le CCIF dans sa lutte quotidienne contre l’islamophobie en adhérant et/ou en faisant un don.

Merci.

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