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Une école de commerce parisienne, interdit le port de couvres-chefs pour “garantir une employabilité maximale”

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Soukayna* est étudiante en école de commerce en région Parisienne. En avril 2018, alors qu’elle passait les examens d’entrée, la jeune fille est interpellée par un agent de sécurité de l’établissement privé. Ce dernier l’informe que le turban qu’elle porte est interdit dans l’école. Confuse, elle demande s’il n’y a pas de difficulté à ce qu’elle le conserve durant l’épreuve. Interrogé à son tour, un membre de l’administration lui répond que les couvres-chefs sont effectivement interdits, mais qu’elle pouvait le garder cette fois-ci.

Suite à cela, et afin de faire la lumière sur ce point,  Soukayna décide d’envoyer un email à la direction de l’école dans lequel elle lui demande une copie du règlement intérieur. L’annonce des résultats de l’examen d’entrée approchant à grand pas, l’étudiante décide de contacter le CCIF afin d’en savoir plus sur ledit règlement intérieur. Dans ce dernier, figure une “clause de neutralité” imposant aux étudiant.es de se présenter tête-nue dans l’enceinte de l’établissement.

Contactée dans le cadre de cette affaire, la direction de l’école a adressé un courrier à Soukayna explicitant la raison de cette clause. Sans une once de gêne, l’école explique avoir mis en place cette clause dans le cadre d’un “objectif légitime” ayant pour but final de “garantir une employabilité maximale [de leurs étudiants Ndlr] pendant leurs années d’études…ainsi qu’après l’obtention de leur diplôme”.

L’islamophobie est donc légitimée, comprise et assimilée au sein de cette direction.

Extrait du courrier :

Sous une apparence très “juridique”, l’établissement déploie un véritable concentré de confusions et de sophismes aussi superficiels que fallacieux.

Pire encore, elle est révélatrice de la manière dont les écoles supérieures ont intégré le fait que certains employeurs discriminent les étudiantes voilées et sont prêtes à faciliter le tri en amont.

Le CCIF est intervenu afin de rappeler le cadre de la loi à cette école ce qui a permis à Soukayna de débuter son cycle d’étude sereinement. Parallèlement, l’étudiante, sur les conseils du CCIF, a saisi le Défenseur Des Droits qui est intervenu pour rappeler l’école à l’ordre. Ainsi, le directeur général de l’école a indiqué “la suppression de la clause litigieuse du règlement intérieur ainsi que du changement de ses pratiques”.

L’école, au départ extrêmement réfractaire, a fini par modifier son règlement intérieur.

Extrait de la décision du Défenseur Des Droits :

Faites comme Soukayna, faites valoir vos droits en saisissant le CCIF.

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