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Lina, 14 ans, discriminée par son médecin parce que portant un foulard

Cela s’est passé le 29 mars dernier à Cannes. Lina* avait rendez-vous avec son médecin dans l’après-midi. 

Durant la consultation, au lieu de se contenter d’exercer son métier, son médecin s’est muée en inquisiteur de la foi, dictant à Lina ses convictions et ce qu’il conviendrait de faire en conséquence.

Paternaliste (et pédagogue), la médecin a indiqué à la jeune fille que “la prochaine fois que tu viens, tu enlèves ton foulard au pas de la porte, avant de venir, comme à l’école”. L’intégralité de la consultation n’a eu de cesse d’être un réquisitoire contre la religion de Lina, sommée de se justifier de ses convictions personnelles. 

Continuant sur la fibre paternaliste, la médecin lui indique “tu n’as que 14 ans, tu es trop jeune” avant de finalement annoncer ce qui n’était pas encore apparu comme étant une évidence “je suis contre le voile”. La médecin poursuit ensuite en se justifiant: “j’aime mon pays, selon moi le voile n’est pas en accord avec la laïcité.” pour conclure en indiquant que “normalement, je n’accepte pas ça dans mon cabinet”.

A ses propos, Lina lui rétorque que “si vous ne m’acceptez pas, vous me le dites et je ne reviendrai pas, je n’enlèverai pas mon voile”

Le médecin lui répond que le cabinet est un lieu public et privé et que par conséquent elle ne porte pas sa croix, quand bien même elle est croyante. Que ce statut hybride puisse porter à confusion est une chose,  la loi sur la neutralité religieuse est en revanche très limpide: seuls les agents de la fonction publique et les élèves des établissements publics des premiers et seconds degrés sont tenus à la neutralité religieuse. 

En vertu de son code déontologique, le Dr X n’a pas à traiter ses patients de façon différenciée en fonction de leur obédience religieuse, en leur assignant, selon leur apparence, des opinions qui lui donnerait le droit de les traiter avec mépris.

Une semaine plus tard, le 4 avril dernier, Lina devra supporter d’entendre de la bouche de son premier ministre que le voile représenterait un asservissement de la femme. Lina est doublement victime: de son médecin qui s’est permise de la traiter différemment et de son premier ministre qui banalise ces propos discriminants, donnant un sentiment d’impunité à ceux qui la discriminent à cause de son foulard. 

Conscientes de ses droits, la mère de Lina ont contacté le service juridique du CCIF qui l’accompagnera dans leurs démarches. 

*Lina est un prénom d’emprunt.

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Comments (1)

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Lina je te soutiens

tu es venue pour qu on t apportes des soins te voilà jugée pour une tenue vestimentaire qui t ai personnel.
oui tu n as que 14 ans et oui tu es trop jeune pour RECEVOIR De Tels PROPOS !
mais peu importe l âge.. tu as des droits Lina !

c est de la bêtise.
pour un simple voile ….un simple tissu.

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