BP 21 50 AVENUE DU PRÉSIDENT WILSON 93213
01 49 21 22 22

Condamnée pour injure sur la voie publique

Victime d’une “injure sur la voie publique en raison de sa race, de sa religion et de son origine“, Haoues* a obtenu gain de cause devant le Tribunal Correctionnel de Paris le 25 novembre dernier.

Le 24 février 2015, à l’entrée d’un grand magasin en Ile de France, Haoues procède aux tâches quotidiennes qui lui incombent. Etant agent de sûreté, et dans le cadre du plan vigipirate mis en place suite aux attentats de janvier, il doit demander à chaque client de montrer le contenu de leur sac et de leur valise.

Une cliente, Madame T, ne supportera pas cette consigne appliquée à tous. Elle déversera à cette occasion sur Haoues ses amalgames scandaleux. A la demande polie de Haoues, elle lui répondra :”C’est toujours les arabes qui nous font chier, c’est vous les terroristes.” Haoues lui rétorque “qu’il est désolée mais qu’il ne fait que son travail“. Pour toute réponse Madame T lui répète son propos. Haoues lui fait savoir de “faire attention” et que “ça peut devenir sérieux“.

Tout en mettant sa valise à terre, Madame T n’en démord pas: “Si si c’est vous les terroristes“. Au moment où Haoues lui demande d’ouvrir sa valise car il n’est pas habilité à le faire lui-même, Madame T est prise d’une colère incontrolable et se met à lancer les affaires contenues dans sa valise dans le magasin. Les faits se sont déroulés devant un client prêt à témoigner.

Connaissant ses droits, Haoues alerte sa hiérarchie qui retient Madame T tout en requérant les services de Police. Il saisit ensuite le pôle juridique du CCIF qui met à sa disposition un avocat.

 

Le Tribunal Correctionnel de Paris a rendu son jugement fin novembre dernier: Absente le jour de l’audience, Madame T est condamnée pour “injure sur la voie publique en raison de la race, de la religion ou de l’origine” et doit verser 800 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subit en plus de 400 euros pour remboursement de frais de justice. Madame T est également condamnée à 500 euros d’amende au nom de l’action publique.

Comme Haoues, à chaque fois que vous vous faites injurier pour toutes raisons liées à vos convictions religieuses, contactez le CCIF afin qu’on puisse vous accompagner dans vos démarches.

Ayez également le réflexe de filmer ou d’enregistrer toutes altercations islamophobes afin qu’elles puissent constituer des éléments de preuve, en plus des témoins de la scène.

Ensemble, il ne faut rien concéder.

Gardez aussi à l’esprit que le CCIF peut dispenser des conseils juridiques et assister les victimes d’islamophobie grâce à vos dons seulement, alors donnez au CCIF et adhérez.

 *Le prénom utilisé dans l’article est fictif.

Related Posts

Leave a comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.