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Les attaques contre les lieux de culte se multiplient

En fin de semaine dernière, ce sont trois mosquées qui ont été prises pour cible: à Perpignan, à Nancy et à Béziers.

De la perquisition de la mosquée d’Aubervilliers, saccagée aux lendemains des attentats par les forces de police, à l’expédition punitive violente de la mosquée d’Ajjaccio, les lieux de prière musulmans sont la cible d’expressions de violence d’une intensité d’autant plus accrue qu’elles se renouvellent désormais de façon régulière.

Le plus alarmant est que ces violences, si elles ne sont pas commises par les forces de l’ordre dans le cas de la mosquée d’Aubervilliers, suscitent peu de réactions de la part des décideurs politiques.

A Perpignan, ce sont des restes de sanglier qui ont été jetés dans la nuit de jeudi à vendredi à l’entrée de la grande mosquée de la ville. Le mot “Dehors” a également été tagué sur un mur de la mosquée en plus de l’inscription d’une croix gammée. C’est en allant ouvrir la grande mosquée dans la matinée que le gardien a fait cette macabre découverte: les quatres pattes et la tête d’un sanglier, lancés dans l’enceinte. Une enquête a été ouverte.

Dans un communiqué, le Ministre de l’Intérieur a déclaré que “de tels actes n’ont pas leur place dans la République et leurs auteurs devront en répondre devant la justice“. Il a également exprimé à la mi-journée son “indignation devant la profanation“. La préfète de la région devait pour sa part se rendre sur place. 

A Nancy, c’est la Mosquee Fath de Vandoeuvre-les-Nancy qui a fait l’objet de profanations. Un tag “islam dehors” a été découvert au matin du vendredi 8 janvier. Notre antenne locale a constaté la dégradation et a opéré les démarches nécessaires auprès des autorités. Une enquête judiciaire a également été ouverte.

A Béziers enfin, la mosquée Ar-Rahma a été la cible d’un acte d’agressivité de la part d’un homme dans la soirée du mercredi 6 janvier, vers 21h. Les caméras de surveillance ont pu enregistrer les allers et venues de cet individu devant l’établissement, avant que celui-ci ne décide de sortir de son véhicule en courant, et faire mine de projeter un objet en direction du bureau de l’imam. L’objet aurait finalement atteri dans la cour, mais rien n’a pu être retrouvé par les policiers qui se sont rendus sur place. 

L’homme a pu être identifié par les forces de police, “bien connu des services de la justice pour des affaires de droit commun“. Pour les enquêteurs, il s’agit “davantage d’un geste de provocation commis par un homme fragile psychologiquement. Rien de bien sérieux“. Aucune poursuite judiciaire ne devrait être engagée.

Une véritable politique de protection des personnes et des biens en parallèle d’un rappel des principes fondamentaux devrait absolument être mise en œuvre tant la répétition de ces attaques sont latentes, d’autant plus dans le climat actuel.

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