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Myriam, victime du climat de suspicion post-attentat de Paris

Crédits : Shutterstock
Cela s’est passé le 13 Janvier dernier, à Toulouse. Myriam avait rendez-vous avec sa neurologue. Comme à l’accoutumé, Myriam a dû se dévêtir pour la consultation. Jusque-là, rien d’anormal. Seulement, lorsqu’elle a voulu se rhabiller, le médecin lui rétorque « Ne mettez pas ce truc-là maintenant » – « ce truc-là » faisant référence évidemment au voile de Myriam et « maintenant », au contexte post-attentat de Paris.

Elle a ensuite justifié son injonction en rajoutant qu’elle n’avait pas à mettre son voile « surtout avec ce qui se passe en ce moment » car « ça la dérangeait et pas qu’elle » et qu’elle « avait le courage de dire que ça la dérangeait contrairement à d’autres ». La praticienne s’est montrée très froide et désagréable.

Il est honteux de s’abaisser à cet amalgame de bas-étage, et il est scandaleux que la clinicienne se donne le droit de s’arroger le monopole de l’affect légitime, en niant les affects, tout aussi prégnants, que ses concitoyen(ne)s de confession musulmane ont pu ressentir suite aux attaques de Paris, les 7,8 et 9 janvier derniers.

En vertu de son code déontologique, le Dr X n’a pas à traiter ses patients de façon différenciée en fonction de leur obédience religieuse, en leur assignant, selon leur apparence, des opinions qui lui donnerait le droit de les traiter avec mépris.

Comme Raja et Rihab, Myriam a eu le réflexe de contacter le CCIF, qui a saisi le Conseil de l’Ordre des médecins. Le litige a depuis été résolu.

Ci-dessous la réponse du conseil de l’Ordre des médecins :

Chère Madame,

J’ai lu avec attention votre courrier concernant la difficulté survenue entre Mme A* et le Dr X*.

J’avais d’ailleurs déjà été saisi préalablement, directement par le Dr dont je vous indique qu’elle avait exprimé des regrets à postériori quant à cette situation. Je l’avais d’ailleurs, avant même votre signalement, invitée à adopter une attitude différente dans la circonstance qu’elle avait rencontrée.

 L’évènement que vous évoquez va nous amener à communiquer auprès de l’ensemble des médecins du département pour leur rappeler l’ensemble de leurs obligations.

 Par ailleurs, je reste prêt si vous le souhaitez, à organiser au Conseil département de l’Ordre des médecins une entrevue d’explications entre Mme A* et le Dr.

Je reste à votre disposition,

C’est grâce à vos dons seulement que le CCIF peut dispenser des conseils juridiques et assister les victimes d’islamophobie, alors donnez au CCIF, adhérez.


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Comments (1)

Bonjour Je propose de faire des banderoles contre l’islamophobie, expliquant que ces terroristes font partie d’une secte qui n’a rien à voir avec l’Islam. On est tous Français différents c’est ce qui fera la force de notre société et surtout: Restons Unis Face à ces barbares

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