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Caroline Fourest a été condamnée à payer 6000 euros pour diffamation

Crédit photo : Wikipedia

Selon SaphirNews, jeudi 23 octobre, Caroline Fourest a été condamnée pour diffamation par la 17 ème chambre du tribunal de grande instance de Paris après ses propos tenus lors de sa chronique du 25 juin 2013 sur France Culture qu’elle avait consacrée à l’agression de jeunes musulmanes voilées à Argenteuil, dans le Val d’Oise.

Dans cette chronique “Faut-il être féministe pour dénoncer l’agression de femmes voilées ?” l’essayiste “féministe”,  avait mis en doute la parole des victimes d’Argenteuil, dont celle ayant perdu son enfant à l’issue de son agression en juin 2013. Imposant sa propre version des faits, Caroline Fourest avait insinué que l’une des plaignantes, Rabia, aurait été victime de représailles familiales.

  • Vision néo-coloniale d’une féministe en carton

Rabia et sa famille sont “assez satisfaites” de la décision rendue par le tribunal après un an de procédures juridiques depuis l’assignation de Mme Fourest. Encore mineure à l’époque, cette dernière avait été victime d‘une terrible agression en 2013. Le fait que la chroniqueuse puisse remettre en cause leur parole, à elle et son père, pire, qu’elle leur attribue des propos qu’ils n’ont jamais prononcé, a été vécu de manière très violente par la famille.

Au vu de la gravité des faits, Mme Fourest ne s’était pas gênée pour remettre en cause le caractère islamophobe de l’agression de la jeune fille. Elle avait également attaqué le travail des associations de terrain, luttant contre l’islamophobie, dont la Coordination contre le racisme et l’islamophobie très présent sur Argenteuil à l’époque des faits.

Et Caroline Fourest où était-elle ? Planquée derrière son micro, à donner des leçons de militantisme à qui veut bien l’écouter. Pour une personne se déclarant féministe, Caroline Fourest a l’indignation bien sélective, surtout quand il s’agit de femmes de confession musulmane portant le voile. Décrédibiliser la parole des victimes est un phénomène bien connu, et dénoncé vigoureusement par les mouvements féministes, quand il est question de violences faites aux femmes. L’essayiste réalisait-elle  donc que son attitude était tout ce qu’il y a de plus anti-féministe ?

Au terme du procès ayant eu lieu le 10 octobre, Caroline Fourest a été condamnée à payer 6000 euros, partagés également entre les dommages-intérêts et les frais d’avocat.

  • Des actes islamophobes sont signalés tous les jours

La plainte pour agression de Rabia est toujours en phase d’instruction à ce jour et aucun individu n’a été jusque là mis en examen en l’absence d’éléments matériels pour confondre les agresseurs, a indiqué Me Maati à Saphir News.

À cette époque, ces agressions avaient secoué la communauté musulmane qui dénonçait l’augmentation des agressions islamophobes en France. Fait toujours actuel et dont les grands journaux s’emparent encore très frileusement.

Le résultat de ce procès est encourageant, dans le sens où il rappelle l’importance de considérer la parole des victimes d’actes islamophobes et que celles de certain-e-s “intellectuel-l-e-s” français-e-s n’ont pas à s’y substituer sous prétexte qu’on leur accorde une tribune. Espérons que Mme Fourest aura depuis reconsidéré sa vision quelque peu étriquée et stigmatisante car l’islamophobie est un délit bien réel qui fait des victimes comme Rabia chaque jour en France.

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Comments (1)

Une bonne nouvelle. Cela fait du bien de temps en temps.

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