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Un gérant de club de fitness jugé pour discrimination

Ce mardi 3 juin 2014, un gérant de salle de sport a comparu devant le Tribunal correctionnel de Thionville pour refus de prestation de service à une personne en raison de sa religion.

Les faits remontent à décembre 2008. Mme D a souscrit un abonnement dans une salle de sport située près de Thionville. Au lendemain de son inscription, Mme D s’est rendue à la salle de sport afin d’y pratiquer ses activités sportives. Quelques minutes après son arrivée le directeur l’a interpellée en lui disant : «retire ton tchador[…]tu ne peux pas t’entraîner avec ton tchador».

Le directeur, ce personnage grossier et tristement ignorant, a donc adopté une attitude méprisante à l’égard de Mme D qui portait non pas un tchador mais un foulard pour couvrir ses cheveux. Mme D s’est opposée à juste titre, au retrait de son voile et a rappelé que celui-ci n’a pas posé de problème au moment de l’inscription.

Pour justifier son comportement discriminatoire, le directeur a évoqué le règlement intérieur du club (illégal en soi) et prétendu que des clients « fachos » (selon ses propres termes) seraient en position de se plaindre.

Non contente d’avoir ouvertement discriminé une cliente en raison de son appartenance réelle ou supposée à l’Islam, la direction a également annulé l’inscription de Mme D.

Il s’avère que le gérant de la salle de sport a délibérément refusé la prestation de ce service à une personne en raison de sa religion, ou du moins en raison de la manière dont cette dernière entend pratiquer et manifester sa religion (composantes essentielles de la liberté de religion), or ces deux comportements sont prohibés par les articles 225-1 et 225-2 du code pénal.

C’est donc face à ce flagrant délit de discrimination islamophobe que Mme D a décidé de déposer plainte en se constituant partie civile devant le Tribunal pour faire valoir ses droits avec le concours de Me Cissé et Me Fayçal Megherbi avocat du réseau CCIF, également partie civile dans ce dossier.

A l’issue de cette audience, la procureure de la République a requis une amende de 2000 euros à l’encontre du discriminant.

L’affaire a été mise en délibéré au 17 juin prochain.

Crédit photo: Shutterstock

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                                                                           appli CCIF contre l'islamophobie

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