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Violences à Trappes: Droit de réponse du CCIF

Suite à la publication de l’article intitulé “Trappes: un collectif contre l’islamophobie aux méthodes contestées” publié le 23 juillet sur le site du Figaro, Samy Debah, président du Collectif contre l’Islamophobie en France, a publié le droit de réponse suivant :

Je voudrais corriger plusieurs affirmations dans l’article du Figaro intitulé «Trappes: un collectif contre l’islamophobie aux méthodes contestées».

Cet article, consacré entièrement au CCIF que je préside, est paru dans l’édition papier du 24 juillet 2013, affiché dès le soir du 23 juillet sur votre site internet, initialement sous le titre: «Trappes: un collectifaux contre l’islamophobie».

L’article met en cause le CCIF pour notre communiqué sur le contrôle d’identité qu’a subi le 18 juillet à Trappes une jeune femme portant le voile intégral.

Il s’agit de l’incident déclencheur des troubles qui ont ensuite secoué la ville.

L’article nous reproche de persister à diffuser un «faux message», de «continuer d’accuser les forces de l’ordre de violences», sur la base d’une information «pourtant démentie» (par le ministre de l’intérieur), tout en soulignant que notre association «se garde de porter plainte».

Le CCIF maintient ses affirmations.

Nous contestons l’ «histoire officielle» de cet épisode, sur la base de témoignages oculaires: de la jeune femme, de son époux, de sa mère et sa sœur, mais aussi de riverains neutres.

Tous s’accordent pour dire que cette femme a accepté le contrôle qui a tourné mal en raison du comportement des policiers, et que son époux est intervenu seulement pour protéger son épouse.

Nous ne comprenons pas pourquoi le «démenti» de M. Valls, fondé uniquement sur des sources policières, serait plus crédible.

Le CCIF ne diffuserait jamais sciemment un «faux message».

Face aux deux versions en lice, nous soutenons celle que nous trouvons la plus crédible.

Sa crédibilité est renforcée par l’existence d’autres incidents récents similaires.

Sur le plan juridique, vous devriez savoir que le CCIF ne peut porter plainte de son propre chef (art. 2-1 du code de procédure pénale).

Le CCIF, membre spécial consultatif de l’ONU, n’a pas d’ «appétit pour les affaires médiatiques».

Comme dans cette affaire, il relate la parole des victimes de l’islamophobie, peu répercutée dans les médias dominants.

Il aide souvent des femmes musulmanes, victimes d’une double discrimination, religieuse et sexiste.

Nous sommes fiers d’avoir assisté, comme votre article le signale, la salariée de la crèche Baby Loup, licenciée illégalement (c’est la Cour de Cassation qui le dit) en raison de son port du foulard.

Votre article reprend enfin des propos nous attribuant comme «objectif» «de faire peur à la communauté musulmane». Or, c’est l’islamophobie qui fait peur aux français musulmans, pas nous.

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