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Dorothée Moureaux suspendue, la mobilisation continue !

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Suite à la vague d’indignation suscitée par les propos islamophobes de Dorothée Moureaux, l’élue qui est également directrice d’école à Moissy-Cramayel a été suspendue quatre mois par l’inspection académique de Créteil. La suspension comme son nom l’indique n’est que momentanée, nous attendons toujours une réaction à la hauteur des propos tenus. Une personne véhiculant une telle idéologie, alors qu’elle est soumise au principe de neutralité, ne peut avoir la responsabilité du bien être de jeunes enfants vulnérables. C’est pour ces raisons que le CCIF accompagné de plusieurs associations locales vont porter plainte.  

Dans une vidéo qu’elle a publié sur les réseaux sociaux elle explique également se retirer de la liste LR pour les élections municipales de 2020. Du côté de la mairie de Moissy-Cramayel, la maire Line Magne a condamné les propos de Dorothée Moureaux mais elle conserve son statut de conseillère municipale (capture d’écran du site de la ville). Pareillement pour l’agglo Grand Paris Sud, où Dorothée Moureaux y exerce toujours en tant que conseillère communautaire (capture d’écran du site de l’Agglo).

Nous nous interrogeons à savoir s’il est possible de conserver un tel statut alors que l’exemplarité de l’élue se trouve entachée par un tel scandale politico-médiatique.

Pour rappel, les propos, manifestants une hostilité assumée envers les musulmans, tenus par Dorothée Moureaux sont constitutifs du délit de provocation publique à la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de l’appartenance à une religion déterminée, en l’espèce les musulmans (Article 23 alinéa 1er et article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881).

C’est la raison pour laquelle nous mettons à votre disposition deux courriers que vous pouvez envoyer :

  • à Line Magne, maire de Moissy-Cramayel (mairie@ville-moissycramayel.fr ou
    line.magne@ville-moissycramayel.fr )
  • à Michel Bisson, président de l’Agglomération Grand Paris Sud et maire de Lieusaint contact@ville-lieusaint.fr – ou encore à la vice-présidente qui n’est autre que la maire de Moissy-Cramayel line.magne@ville-moissycramayel.fr

Il est temps d’agir. Ne laissons pas cette islamophobie décomplexée gagner encore plus de terrain.

Soutenez le CCIF dans la lutte quotidienne en adhérant et/ou en faisant un don.

#EnsembleNousSommesPlusForts

COURRIER MODÈLE AFIN D’ALERTER LA MAIRE

Hôtel de ville de Moissy-Cramayel

A l’attention de Madame Line MAGNE – Maire de Moissy-Cramayel

6 Place du Souvenir,

77550 Moissy-Cramayel

XXXX, le 25 février 2019

Affaire : Propos de Madame Dorothée MOUREAU, en date du 16 février 2019, sur Twitter –Conseillère municipale à la mairie de Moissy-Cramayel, Directrice de l’école élémentaire « Les Marronniers » à Moissy-Cramayel, Conseillère communautaire de Grand Paris Sud.

Objet : Demande d’informations complémentaires.

Madame la Maire,

Le 16 février dernier, l’une de vos conseillères municipales – Madame Dorothée MOUREAU – a déclaré qu’« Il est temps de mettre au pas les musulmans qui sont les premiers à insulter les juifs », ci-joint copie de la capture d’écran des propos.

Mon indignation est d’autant plus grande que votre conseillère municipale les assume comme le rapporte l’article du « Parisien ». En effet elle poursuit, confirmant ainsi une réelle animosité à l’égard de vos concitoyens de confession musulmane, en affirmant : « Allez en Seine-Saint-Denis et voyez ce qui s’y passe. Il y a des quartiers où l’on ne peut pas circuler, à cause des prières de rue, poursuit-elle. Et la personne qui a insulté Alain Finkielkraut n’est ni chrétienne, ni bouddhiste, ni juive, ni athée [NDLR : l’agresseur est connu des services de renseignements pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste]. », ci-joint copie dudit article.

Ainsi, la pensée de Madame Dorothée MOUREAU est exprimée en des termes clairs, assumés, et sans équivoque. Ils sont l’expression d’une réelle agressivité et hostilité à l’égard d’un groupe déterminé : les musulmans. Ils sont de nature à attiser des conflits au sein de votre commune. En stigmatisant les musulmans et en les accusant d’antisémitisme.

Ces propos sont d’autant plus violents qu’ils sont écrits et prononcés par une élue municipale et une fonctionnaire de l’Etat.

Je suis d’autant plus inquiète que tous les jours des parents confient leur enfant à cette élue qui est également la directrice de l’école élémentaire « Les Marronniers ».

Dès lors, je m’interroge en raison de la nature des fonctions exercées par Madame Dorothée MOUREAU au sein de votre conseil municipal et de l’école élémentaire « Les Marronniers » sur sa capacité à respecter les principes de neutralité et d’égalité de traitement à l’égard notamment des usagers qui sont placés sous sa responsabilité.

Par ailleurs, de tels propos sont éminemment susceptibles de faire naître sérieusement dans l’esprit du public des sentiments de rejet, de haine et de violence à l’égard des musulmans. Ainsi, ils relèvent du délit de provocation publique à la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de son appartenance à une religion déterminée, en l’espèce les musulmans, prévu et puni par les articles 23 alinéa 1er et 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881.

Ces propos sont insoutenables en ce qu’elles diabolisent un groupe de personnes à raison de sa religion, désigné sans équivoque, comme antisémite en déclarant qu’ils sont les premiers à proférer des injures à l’encontre des juifs. En outre, en ce qu’elles interviennent dans un contexte national d’une série d’attaques antisémites dans lequel il faut savoir raison garder, il apparaît primordial et indiscutable d’éviter les amalgames, en particulier en raison des représailles entreprises par certains individus malveillants qui confondent musulmans et antisémitisme, au détriment de l’unité nationale. Confusion qu’entretient délibérément l’auteur des propos.

En connaissance de votre attachement aux valeurs d’égalité, de fraternité et de liberté, nous vous prions, Madame la Maire, en votre qualité également de premier magistrat de la commune, de bien vouloir nous informer des mesures prises à l’encontre Madame Dorothée MOUREAU – Conseillère municipale et Directrice de l’école élémentaire publique « Les Marronniers » à Moissy-Cramayel, des garanties que vous allez mettre en œuvre afin de protéger les enfants scolarisés dans l’un de vos établissements scolaires. Il me semble également important que Madame Dorothée MOUREAU ne puisse plus siéger en qualité de conseillère communautaire du Grand Paris Sud. En effet, de tels propos assumés ne peuvent que laisser une suspicion quant au respect des principes de neutralité et d’égalité de traitement de tous les usagers devant le service public.

Je vous informe également que j’ai pris l’initiative de signaler de tels propos au procureur de la République, au Défenseur des droits, à l’inspection académique, au Rectorat et aux membres du Grand Paris Sud.

Je vous remercie de bien vouloir me tenir informé(e) des suites que vous entendez réserver à ma requête.

Veuillez agréer, Madame la Maire, l’expression de ma haute considération.

COURRIER TYPE AFIN D’ALERTER LA DIRECTION GRAND PARIS SUD

Grand Paris SUD

A l’attention de Monsieur Michel BISSON –

Président de Grand Paris

XXXX, le 25 février 2019

Affaire : Propos de Madame Dorothée MOUREAU, en date du 16 février 2019, sur Twitter – Conseillère municipale à la mairie de Moissy-Cramayel, Directrice de l’école élémentaire « Les Marronniers » à Moissy-Cramayel, Conseillère communautaire de Grand Paris Sud.

Objet : Demande de l’ouverture d’une enquête et demande de retrait du statut de conseillère communautaire du Grand Paris Sud.

Monsieur le Président, 

Le 16 février dernier, l’une de vos conseillères municipales – Madame Dorothée MOUREAU – a déclaré qu’« Il est temps de mettre au pas les musulmans qui sont les premiers à insulter les juifs », ci-joint copie de la capture d’écran des propos.

Mon indignation est d’autant plus grande que votre conseillère municipale les assume comme le rapporte l’article du « Parisien ». En effet elle poursuit, confirmant ainsi une réelle animosité à l’égard de vos concitoyens de confession musulmane, en affirmant : « Allez en Seine-Saint-Denis et voyez ce qui s’y passe. Il y a des quartiers où l’on ne peut pas circuler, à cause des prières de rue, poursuit-elle. Et la personne qui a insulté Alain Finkielkraut n’est ni chrétienne, ni bouddhiste, ni juive, ni athée [NDLR : l’agresseur est connu des services de renseignements pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste]. », ci-joint copie dudit article.

Ainsi, la pensée de Madame Dorothée MOUREAU est exprimée en des termes clairs, assumés, et sans équivoque. Ils sont l’expression d’une réelle agressivité et hostilité à l’égard d’un groupe déterminé : les musulmans. Ils sont de nature à attiser des conflits au sein de votre commune. En stigmatisant les musulmans et en les accusant d’antisémitisme.

Ces propos sont d’autant plus violents qu’ils sont écrits et prononcés par une élue municipale, une fonctionnaire de l’Etat et conseillère communautaire au Grand Paris Sud.

Je suis d’autant plus inquiète que tous les jours des parents confient leur enfant à cette élue qui est également la directrice de l’école élémentaire « Les Marronniers ». Dès lors, je m’interroge en raison de la nature des fonctions exercées par Madame Dorothée MOUREAU au sein de l’école élémentaire « Les Marronniers » sur sa capacité à respecter les principes de neutralité et d’égalité de traitement à l’égard notamment des usagers qui sont placés sous sa responsabilité.

Par ailleurs, de tels propos sont éminemment susceptibles de faire naître sérieusement dans l’esprit du public des sentiments de rejet, de haine et de violence à l’égard des musulmans. Ainsi, ils relèvent du délit de provocation publique à la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de son appartenance à une religion déterminée, en l’espèce les musulmans, prévu et puni par les articles 23 alinéa 1er et 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881.

Ces propos sont insoutenables en ce qu’ils diabolisent un groupe de personnes à raison de sa religion, désigné sans équivoque, comme antisémite en déclarant qu’ils sont les premiers à proférer des injures à l’encontre des juifs. En outre, en ce qu’ils interviennent dans un contexte national d’une série d’attaques antisémites dans lequel il faut savoir raison garder, il apparaît primordial et indiscutable d’éviter les amalgames, en particulier en raison des représailles entreprises par certains individus malveillants qui confondent musulmans et antisémitisme, au détriment de l’unité nationale. Confusion qu’entretient délibérément l’auteur des propos.

En raison de la gravité des faits susmentionnés, je vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir nous informer des mesures prises à l’encontre Madame Dorothée MOUREAU – Conseillère communautaire au Grand Paris. En effet, de tels propos assumés ne peuvent que laisser une suspicion quant au respect des principes de neutralité et d’égalité de traitement de tous les usagers devant le service public.

Je vous informe également que j’ai pris l’initiative de signaler de tels propos au procureur de la République, au Défenseur des droits, à Madame la Maire, au Rection et à l’Inspection académique.

Je vous remercie de bien vouloir me tenir informée des suites que vous entendez réserver à ma requête.

Veuillez agréer, Monsieur le Président , l’expression de ma haute considération.

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