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Gilles Clavreul diffame le CCIF, retour sur le procès

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Le 11 mars 2016, le CCIF décide d’intenter un procès pour diffamation envers Gilles Clavreul, alors délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. En cause, les propos dans l’encadré, publiés le 13 décembre 2015 sur les comptes Facebook et Twitter personnels de Gilles Clavreul :

Interrogé sur cette déclaration par la journaliste Widad Ketfi, Gilles Clavreul persiste et signe. Le CCIF serait un collectif anti-démocratique, raciste et antisémite.

Mis face à ses déclarations diffamatoires, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme décide de ne plus répondre.  

Le procès pour diffamation s’est tenu le 12 octobre dernier. Durant ce procès, le procureur a été dans le sens du CCIF et a retenu l’existence d’une diffamation. Cependant, le 20 décembre dernier, le tribunal a rendu sa décision en considérant qu’il n’y avait pas eu de diffamation de la part de Gilles Clavreul car il n’imputerait pas de fait précis au CCIF.

 

Cela voudrait-il dire que n’importe qui peut accuser une organisation de lutte contre l’islamophobie et anti-raciste de faire monter l’extrême droite et d’être anti-républicain, sans que ces allégations ne soient considérées comme diffamatoires ?

 

C’est parce que le CCIF n’est pas d’accord avec cette analyse que nous avons décidé de faire appel de cette décision.

 

La partie adverse a été soutenue par des personnes telles que Emmanuel Debono, Marc Knobel et Pascal Bruckner. Ce dernier est d’ailleurs longuement revenu pendant son audition sur le terme « islamophobie », en expliquant que le terme était “une arme d’intimidation massive pour empêcher toute critique de l’islam”. Or, le CCIF, à travers sa lutte contre l’islamophobie, combat les discriminations faites aux personnes musulmanes ou perçues comme telles.

Marc Knobel, directeur des études au CRIF, fait également partie des témoins cités par la défense de Gilles Clavreul. Dans son témoignage, Marc Knobel s’est lancé dans un récit sans fin débutant par l’amitié qu’il porte à Gilles Clavreul en passant par Charlie Hebdo, et en a même profité pour faire la promotion de l’un de ses articles, publié dans le Huffington Post au sujet de l’affaire Zemmour/Sy. Il est utile de rappeler que Marc Knobel n’a pas annoncé le poste qu’il occupait lors de son introduction devant le tribunal et ce n’est que lorsque l’avocat du CCIF le lui a demandé qu’il a avoué travailler pour le CRIF mais qu’il ne s’exprimait pas au nom de l’organisation.

Aidez-nous face aux chefs de file de l’islamophobie, en soutenant le CCIF et en venant à l’audience en appel. Nous vous tiendrons informés de la date de ce procès.

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