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La fabrique à Fake News présentée par Céline Pina, Laurence Marchand-Taillade & Co

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Céline Pina est essayiste et chroniqueuse. Ses sujets de prédilection ? L’islam, l’islamisme, les musulmans, le voile, les femmes voilées, le terrorisme etc. On se souvient de sa sortie au cours de laquelle elle comparait le port du voile à celui d’un brassard nazi.  

Dans la polémique du jour, nous retrouvons un cortège de winners : Céline Pina, Mohamed Louizi, Laurence Marchand-Taillade, aidés par la journaliste Sonia Mabrouk.

Cette énième polémique se déroule en trois actes.

Acte 1, les réseaux sociaux

Céline Pina découvre un article de presse égyptien analysé par Mohamed Louizi.

Leur angle “nouveau et intéressant” : les casseurs des Gilets jaunes font en fait partie d’une  fraction des Frères Musulmans dont le projet est de déstabiliser la France.

Acte 2, la télévision

Cette fois-ci, c’est Laurence Marchand-Taillade, présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, et connue également pour ses prises de positions controversées vis à vis de l’islam et des Musulmans, qui prend le relais. La séquence en question s’est déroulée sur le plateau de l’émission “Les voix de l’info” sur CNEWS dont voici ledit extrait.

“Les voix de l’info”

On y retrouve Laurence Marchand-Taillade citant comme source “des journaux égyptiens”/”des journaux tout à fait sérieux”.

Elle explique devant une Sonia Mabrouk qui semble très intéressée par le propos, mais bien peu par la source, que les modes opératoires utilisés par les Gilets jaunes sont semblables à ceux utilisés en Egypte pendant le Printemps Arabe. Elle continue dans son propos et va plus loin : les casseurs seraient des personnes envoyées par les Frères Musulmans dans le cadre d’une stratégie de déstabilisation du pays. Elle finit d’ailleurs par nommer ces casseurs “des casseurs de banlieue”.

Sonia Mabrouk quant à elle ne reprend à aucun moment Laurence Taillade sur la dangerosité de ses propos. Elle se contente de reformuler, puis de passer à une autre question. C’est à se demander si la journaliste a laissé sa déontologie à l’entrée des studios.

 

Acte 3 : le retour à la réalité via Twitter

Ariane Lavrilleux, journaliste basée au Caire, reprend d’ailleurs sa consoeur sur ses manquements et explique comment les journaux égyptiens sont conditionnés.

Cette énième pirouette médiatique qui consiste à parler d’islam et des banlieues lorsque l’on ne maîtrise pas son sujet est à dénoncer. Relayer des Fake News à une heure de grande écoute met en exergue les conséquences désastreuses des prises de paroles des personnalités des milieux politico-médiatiques.

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