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La faculté leur interdit de participer aux travaux pratiques avec un couvre-chef, elles font valoir leurs droits

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Noor* et Alexandra* sont étudiantes en biologie dans une faculté basée en Île-de-France. Les deux jeunes femmes portent le foulard et elles découvrent lors de leur pré-rentrée qu’elles ne pourront pas assister aux travaux pratiques avec leur voile. La raison invoquée par l’une des responsables de la formation : leur foulard va à l’encontre des normes de sécurité.  Le problème est de taille. En effet, le règlement intérieur inclut une obligation d’assiduité sans laquelle les moyennes ne seront pas calculées. Cinq demi-journées d’absence sont tolérées. A chaque fois que les jeunes femmes demandent à participer aux TP voilées, elles se voient refuser l’accès et donc comptabiliser une demi-journée d’absence…

Les deux étudiantes font donc face à un choix difficile : retirer leur foulard ou ne pas assister à leurs cours, avec tous les risques que cela comprend pour leurs études. Elles décident donc de saisir le CCIF afin de se renseigner sur leurs droits. La juriste fait valoir le port par les étudiantes de couvre-chefs répondant aux normes de sécurité. Cependant, la direction de la faculté se montre déterminée à interdire le port de tout couvre-chef dans le cadre des travaux pratiques. Je me suis sentie humiliée , on m’interdisait d’étudier pour un bout de tissu”, résume Noor*. 

Lors des TP, il y a obligation pour les étudiants de porter des blouses 100% coton, cela rentre dans le cadre des consignes de sécurité. “On a donc été acheter des couvre-chefs 100% coton et on s’est assurées que notre voile n’allait pas nous gêner pendant nos manipulations.” Malgré cela, les professeurs leur refusent l’accès aux salles de travail. Après plusieurs échanges entre le CCIF et la direction de la faculté, cette dernière se conforme à la loi et permet aux jeunes femmes de couvrir leur tête sous certaines conditions sine qua non. “Selon le TP nous devons soit porter une charlotte opaque que la fac fournit, soit un de nos couvre-cheveux 100% coton ou encore un bonnet cousu main 100% coton”, explique Noor.

Véritable soulagement et grande joie pour les jeunes femmes qui résument justement la situation. “C’est triste de réagir de cette façon et d’être aussi heureuse alors que c’est notre droit de pouvoir porter ce que l’on souhaite. »

*Les prénoms ont été modifiés

L’équipe Communication du CCIF

 

 

 

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