BP 21 50 AVENUE DU PRÉSIDENT WILSON 93213
01 49 21 22 22

Affaire Baby-Loup : Victoire !

Le Comité des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies a donné raison à Fatima Afif, licenciée en 2008 par la crèche Baby-Loup. Après 10 ans d’un long combat judiciaire, de récupérations politiques et de délires islamophobes, la justice triomphe enfin.

 

Les experts indépendants du Comité ont rendu leur décision et condamné la France pour violation des articles 18 et 26 du pacte international relatif aux droits civils et politiques, c’est à dire pour atteinte à la religion et discrimination en raison de la religion et du genre.

Le Comité de l’ONU conclut que l’obligation imposée à Fatima Afif de retirer son foulard constitue « une restriction portant atteinte à la liberté de religion » qui agit « en violation » du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par la France.

Le Comité déclare notamment que le port de vêtements ou de couvre-chefs distinctifs fait partie de la liberté religieuse et que l’interdiction de porter le foulard sur son lieu de travail constitue une ingérence dans la manifestation de cette liberté.

L’Etat français est tenu d’indemniser Mme Afif, de prendre les mesures nécessaires afin de prévenir des violations similaires et dispose de 180 jours pour informer le Comité des mesures prises pour donner effet aux constatations.

Depuis l’annonce de cette décision, les islamophobes de tout poil, le Printemps Républicain en tête, n’ont eu de cesse de minimiser cette victoire éclatante en méprisant l’action du Comité et son rôle en matière de respect des droits de l’homme.

Nous leur rappelons que la France est signataire du Pacte relatif aux droits civils et politiques et que toute violation de ce pacte établie par des experts du Comité des droits de l’homme doit être reconnue et réparée.

Il ne s’agit pas d’une victoire communautaire. Cette victoire est celle de la justice et du droit. Les femmes musulmanes, voilées ou non, ont le droit d’étudier, de travailler, d’exister dans l’espace public sans que leur liberté religieuse ne soit constamment remise en cause.

Bien que le CCIF ait accompagné Mme Afif depuis le début de cette affaire, lui apportant tout le soutien juridique et matériel nécessaire pendant près de 10 ans de procédure, AUCUN média ne cite l’association.

Cet oubli volontaire vise à invisibiliser notre travail et minimiser le poids de votre soutien. Vos dons, vos adhésions et votre mobilisation nous ont permis d’agir. Poursuivons ensemble ce combat pour la justice et l’égalité, rejoignez-nous !

#EnsembleNousSommesPlusForts

Ecrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.