BP 21 50 AVENUE DU PRÉSIDENT WILSON 93213
01 49 21 22 22

Victoire pour Mélissa, agressée physiquement à la sortie d’un centre commercial en Normandie

#

L’homme qui avait agressé Mélissa à la sortie d’un centre commercial vient d’être reconnu coupable des faits d’agression et condamné à une amende délictuelle de 300€ et de un euro symbolique au titre du préjudice subi par les parties civiles. Les frais de justice seront également à la charge du prévenu.

Par ailleurs, la constitution de partie civile comprenant notamment le CCIF, a été reçue, ce qui a son importance dans ce type d’affaire. En effet, notre présence permet d’interroger davantage les juges sur la nature des faits commis et contribue souvent à revoir l’approche du dossier au regard du caractère islamophobe de celui-ci.

Nous saluons cette décision prononcée par la Cour d’Appel de Rouen, qui est venue contredire la relaxe annoncée en première instance à l’encontre du prévenu par le tribunal correctionnel. Dès lors, le CCIF avait fait appel de la décision.

Ce procès illustre néanmoins un problème de fond :  les femmes en niqab ont-elles accès à une justice équitable ? Le fait qu’elles contreviennent à la loi du 11 octobre 2010 en portant le voile intégral signifie-t-il qu’elles méritent d’être agressées ?

Il est étonnant de voir que les juges de première instance prononcent la relaxe d’un individu qui avait lui-même avoué les faits d’agression devant le tribunal correctionnel. Ce dernier avait estimé malgré l’établissement du certificat médical que le témoignage de Mélissa était “dépourvu de toute valeur probante”, que les témoins proches de Mélissa (sa soeur et son amie d’enfance) manquaient d’objectivité et que bien que la tentative de l’agresseur de la prendre en photo ait été absurde, aucune qualification pénale ne pouvait être reçue. Enfin, le troisième témoin n’ayant aucun lien avec la victime a confirmé l’agressivité et l’animosité de l’agression.

Oui la loi interdit la dissimulation intégrale du visage.  Cependant, elles ne les privent du droit à un procès équitable.

Le CCIF s’est porté partie civile dans cette affaire afin d’accompagner Mélissa jusqu’au bout de sa quête de droit.
Nous nous réjouissons encore une fois de cette décision de la Cour d’Appel de Rouen qui a permis de rendre sa dignité et d’acter l’agression de Mélissa tout en réparant le préjudice subi.

Sans ce revirement en faveur de la victime, constatant la violence de l’agression, c’est la société qui envoie un message négatif à la victime lui signalant que ce qu’elle a vécu ne compte pas. Le sentiment d’injustice est alors total de même que l’impunité des agresseurs.
La Cour aura d’ailleurs rappelé dans sa décision que “contrairement à ce qu’a considéré le tribunal correctionnel, ce simple fait, consistant à retirer un voile du visage d’une femme pour la photographier, est constitutif d’une violence, dès lors qu’il est pratiqué de force, avec une certaine agressivité, et sans l’assentiment de l’intéressée.”

SOUTENIR LE CCIF C’EST CONTRIBUER À LUTTER CONTRE L’IMPUNITÉ DE CEUX QUI COMMETTENT DES ACTES ISLAMOPHOBES. ADHÉREZ. DONNEZ.

% commentaires (13)

Pan, il faut vous remercier pour votre patience face à tous ces racistes qui ne cachent même plus leur aversion de l’Islam tout en se disant tolérants par ailleurs et veulent donner des leçons aux autres. En réalité, de tous temps , ils ont eu cette fascination -répulsion pour notre religion . Leurs plus grands écrivains ont écrit des pages contradictoires sur notre prophète et nos pratiques religieuses. Je citerai Renan, Victor Hugo, Lamartine etc Mais leur haine viscérale les submerge et ils reviennent vite à leur injures et dénigrements. S’ils étaient honnêtes, ils reconnaîtraient d’eux-mêmes que puisque les juges ont dit le droit , ils devraient respecter les décisions de leur propre justice et admettre que cette dame a été victime , voilée pas voilée, encagoulée ou complètement emburkanée, Dans d’autres circonstances ils rappellent vertement les gens aux principes républicains et là ils se permettant de pérorer ! Il reste que Melissa a gagné son procès, Melissa a obtenu que sa qualité de victime soit reconnue puisqu’il lui a été octroyée l’euro symbolique à titre de dommages et intérêts , Melissa a obtenu la condamnation de son agresseur qui aura cette condamnation inscrite sur son casier judiciaire, C’est donc la justice française qui sort grandie de cette affaire et l’ordre républicain. Donc, Durand et compagnie respectez la justice, c’est la loi qui vous l’impose. POINT .

Ecrire un commentaire