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Dans un centre commercial, elle se fait agresser par un inconnu

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C’est en Normandie que Mélissa* s’est faite agresser, alors qu’elle faisait simplement ses courses dans un centre commercial.

Au moment où Mélissa s’apprête à quitter le magasin pour rejoindre son véhicule, un homme arrive à sa hauteur et lui dit qu’elle n’a pas à porter le voile intégral et que c’est interdit. Très calme Mélissa ne lui répond pas. C’est alors que l’agresseur sort son téléphone pour prendre Mélissa en photo. Celle-ci réagit en lui disant qu’il n’a pas le droit de prendre une photo d’elle.

Mélissa, qui est parvenue à garder son sang froid face à cet individu menaçant, se fait alors invectiver violemment : « Sale noire, retourne dans ton pays, rentre chez toi, tu n’as rien à faire ici. »

 

Sur ces mots, l’agresseur s’empresse alors de soulever son foulard emportant la tête de Mélissa brusquement en arrière et provoquant ainsi une lésion aux cervicales qui lui vaudra trois jours d’interdiction totale de travail (ITT). L’agresseur s’en est ensuite allé sans se sentir inquiété pour les faits qu’il venait de commettre. Mélissa a eu la présence d’esprit de déposer plainte et de saisir le CCIF, qui lui apporte son soutien depuis 2015, année de l’agression.

Le prévenu a été relaxé en première instance en septembre 2016, et ce, malgré la présence d’un témoin et le réquisitoire du parquet. Ce dernier avait alors fait immédiatement appel de la décision et requis trois mois d’emprisonnement avec sursis et 300 euros d’amende. Une réaction salutaire et positive que nous devons souligner. Le CCIF avait également interjeté appel de cette décision que nous estimons déplorable, en se constituant de nouveau partie civile au vu de la nature de l’agression et de l’ensemble des preuves versées au dossier.

Nous attendons beaucoup de la justice, qui doit amener une réponse ferme contre toutes les formes d’agression qui visent les femmes.

Pour soutenir massivement Mélissa qui n’a eu pour seul tort que de faire ses courses dans un centre commercial comme n’importe qui, nous vous invitons à assister à l’audience, qui aura lieu lundi 15 janvier devant la Cour d’Appel de Rouen à 13h30. Votre présence est importante pour signifier avec dignité le refus des actes de violence islamophobes. L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit.

Aidez-nous à combattre ces violences et à poursuivre notre accompagnement des victimes en adhérant et en donnant au CCIF. 

#JeSoutiensLeCCIF

 

*Prénom d’emprûnt

% commentaires (4)

Décidemment la loi française défi la rationalité en instituant de fait une justice à plusieurs vitesses selon que vous soyez de confession chrétienne, juive ou musulmane.En effet ,le droit au blasphème est donc à géométrie variable.selon le pédigrée du locuteur et/ou de la victime..

Je suis complètement d’accord ledaron.
On peut tout dire mais ça dépend de qui ça vient.
On peut tout dire mais ça dépend quoi.
Et ce sont toujours les memes qui ont le droit de le faire.
Les autres s’ils le font se mettent à devenir des racistes.

Vous faites comme vous voulez. Ce que j’en dit c’est juste du raisonnement. Il ne faut pas le prendre mal. Vous etes comme moi libre de raisonner comme vous l’entendez.

La liberté d’expression est distribuée par ceux qui la détienne.
Ce sont ceux qui possèdent des journaux à grands tirages, ceux qui sont proches du pouvoir qui nous expliquent qu’ils incarnent la liberté d’expression.
Genre un journal traçant une ligne éditoriale diffusée à grande échelle et un lambda qui ne peut faire part de ses opinions qu’à ses proches ou son entourage c’est la meme chose.
La liberté d’expression n’est pas la meme pour tous. Autrement il n’y aurait pas d’individus black-listés des médias et d’autres qui au contraire ont leurs ronds de serviette si c’était vrai. La liberté d’expression est une autorisation.

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