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Les enfants, nouvelles victimes de l’islamophobie

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Une tendance inquiétante se dessine de plus en plus parmi les signalements que nous avons reçu : la violence faite aux enfants.

Qu’il s’agisse des perquisitions violentes qui en ont traumatisé plus d’un, de dénonciations calomnieuses contre leurs familles, ou de propos déplacés de la part de certains enseignants, les enfants paient le prix fort de l’islamophobie. Cela se traduit par des violences physiques, et psychologiques.

A titre d’exemple, laissez-nous vous raconter l’histoire de Majda, écolière en Normandie. 

Lors d’un exercice de sécurité anti-terroriste, un élève (non musulman) s’écrie et répète à plusieurs reprises « Allahu akbar ». Majda intervient et réplique: « Pourquoi Allahu akbar? Pourquoi viser toujours les musulmans ? »

A ce moment, la maîtresse se met en colère contre la petite fille: « Je ne veux plus t’entendre dire cela, c’est interdit en France. Sinon je te signale au préfet. »

Non seulement les propos de cet écolier étaient clairement stigmatisants, mais lorsque Majda a voulu le questionner sur ces intentions, c’est elle qui a été menacée par la maîtresse.
Elle risque désormais d’être signalée aux autorités alors qu’elle n’a strictement rien fait, si ce n’est avoir un geste citoyen en rappelant qu’on ne peut diaboliser un groupe .

Autre illustration de la violence islamophobe commise à l’égard des tous petits, l’histoire de Hamid, 6 ans, scolarisé dans le Centre Val de Loire. 

Le jeune Hamid est inscrit à la cantine de son école. Chaque fois que de la viande est servie, il a pour habitude de la mettre dans la  poubelle collective située au centre de la table. Un jour, une dame de cantine le surprend en train de mettre au rebut cette viande et, accompagnée de deux autres collègues, a exigé que Hamid mange cette viande qui avait été récupérée dans la poubelle collective. Elles ont, en outre, exercé une contrainte psychologique car elles sont restées près du garçon jusqu’à ce qu’il mange un morceau de viande avant de le laisser.

Hamid est rentré chez lui en larmes et ne comprenant pas la situation qui avait créé, chez cet enfant âgé de six ans, un réel choc psychologique.

Le CCIF s’alarme de ces dérives brutales et traumatisantes commises à l’encontre de jeunes enfants. Notre société ne peut accepter de sacrifier ses enfants au prétexte de la lutte contre le terrorisme. Une limite a été franchie.

Nous appelons le Ministre de l’Education nationale, de l’Intérieur, de la Justice, le Premier Ministre et le Président Emmanuel Macron à prendre les mesures qui s’imposent contre ces abus de pouvoir de la part de personnes ayant autorité sur des mineurs.

 

 

 

% commentaires (8)

C’est purement et simplement un scandale !!!!!

Ils faut se mobiliser , adhérer au CCIF. Aujourd’hui c’est la seule association qui prend la défense des personnes discriminés en raison de leur religion, leurs origines. Ensemble soyons fort . La France est encore un pays démocratique. J’ai confiance en mon pays. Ne laissons pas certaines personnes semer le désordre et la haine.
Bm

Ces personnes qui s’en prends aux enfants ne sont que des laches et pervers

Dans le cas de l’enfant force de manger de la viande, n’est il pas possible aux parents de porter une plainte?

Le problème ici n’est pas que le gamin est crié « Allahu Akbar », mais que la gamine musulmane qui lui répondait, ait été réprimandée et menacée par l’institutrice…

Pourquoi essayez-vous de faire passer cette jeune victime pour un bourreau ?

Vous n’avez pas compris l’article. C’est la fille qui a reproché au garcon ce qu’il disait qui a été réprimandée.

:::avec menace de le rapporter au préfet!

L’article ne condamne pas ce que dit le garcon. Il condamne le traitement de la fille.

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