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Interdiction des signes religieux à l’Assemblée Nationale

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Le Bureau de l’Assemblée nationale a signé un arrêté sur l’interdiction des signes religieux  arguant que « la tenue vestimentaire adoptés par les députées dans l’hémicycle ne saurait être le prétexte à la manifestation de l’expression d’une opinion » et que « toute tenue vestimentaire caractéristique d’une activité professionnelle » sera également concernée par cette décision. Oui vous avez bien lu.
Désormais, un député ne pourra ni manifester son opinion au sein de l’Assemblée Nationale, ni s’habiller selon son activité professionnelle, ce qui constitue pourtant l’essence même de son rôle d’élu.

L’origine de cette décision remonte à la campagne de dénonciation par des groupes d’extrême droite de la présence d’une députée mahoraise en châle à l’Assemblée nationale qui avait suscité le tollé.

Encore une fois, nous assistons là à ce qui constitue une attaque frontale à la laïcité puisque l’Etat ne doit, ni ne peut intervenir dans les affaires religieuses des individus. Les députés ne constituent pas des agents de l’Etat et ne peuvent donc être soumis à de tels arrêtés liberticides.

Cette interdiction pure et simple des signes religieux au sein des instances démocratiques contribuera à construire un modèle dans lequel les députés seront parfaitement identiques les uns aux autres: homme, plus de 50 ans​, appartenant à la communauté majoritaire, résidant à Paris et habillé chez Robert Bourgi.

Nous assistons là à une radicalisation laïciste qui au final met en péril le principe même de la démocratie et de sa représentativité.

Pour toutes ces raisons, le CCIF étudie actuellement les possibilités d’un recours contre cette disposition scélérate.

Pour soutenir notre combat contre l’islamophobie et pour une laïcité véridique, soutenez le CCIF par vos dons. Profitez de la période de défiscalisation. Il ne reste plus que 10 jours.
#JeSoutiensLeCCIF
#MonArgentDéfendLaLiberté

 

 

% commentaires (2)

Ce doit être une décision qui devrait revenir à l’Assemblée elle meme, pas à son bureau. J’imagine que de nombreux députés sont opposés à cette décision liberticide.

Peut etre faudrait il aussi interdire l’expression de conviction politique?

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