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En école d’ingénieurs, Naïma* rappelle la loi à la direction !

Naïma a 17 ans. Elève brillante, elle intègre une école privée d’ingénieurs dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Très vite, elle est convoquée par la direction à propos de son voile.

Le schéma se répète inlassablement et c’est dans cette école d’ingénieurs qu’il vient frapper une nouvelle fois. Mais Naïma n’entendra pas laisser bafouer ses droits et saisira le CCIF.

Notre équipe de juristes la briefera sur les arguments juridiques à présenter lors de son entrevue avec la direction de l’école. Très appliquée, Naïma démontrera point après point l’illicéité de la décision de la direction de l’école de la refuser sous couvert de son voile.

De son côté, notre service juridique s’est adressé au directeur de l’école d’ingénieurs en arguant de l’illégalité de sa décision et en lui en faisant parvenir l’argumentaire juridique dont les jurisprudences qui statuent sur ce caractère illégal et discriminatoire. Le service juridique du CCIF a également mis en exergue l’absence de restriction du port du voile dans le règlement intérieur de ladite école qui exige seulement une tenue correcte en toutes circonstances. Le port du voile ne relevant nullement de l’incorrection, la décision de la direction de refuser Naïma est donc infondée. A cela, notre équipe juridique précise que dans l’hypothèse où cette école d’ingénieurs ajoutait a posteriori dans son règlement intérieur une clause qui interdise le port du voile, elle enfreindrait la loi.

Suite à cet argumentaire juridique, le directeur de l’école a autorisé Naïma à regagner les bancs de sa classe vêtue de son voile. Mais nous demeurons vigilants, la direction pouvant modifier le règlement intérieur dès la rentrée prochaine 2018-2019.

C’est tous Ensemble que nous sommes plus forts alors n’oubliez pas de soutenir votre organisation, le CCIF : https://donner.islamophobie.net/adherer/~mon-don/?cid=2

*Le prénom a été modifié.

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C’est un extraordinaire succès si cette histoire est réelle. Croyons y un instant! Je félicite ce collectif pour son engagement. Je reviendrai ici pour connaître l’attitude face aux policiers qui insultent les habitants fragiles, pauvres et apeurés de ma cité où il ne règne aucune délinquance en dehors de la provocation de policiers jeunes, peu éduqués et remplis de préjugés que décime BFMTV.

24 novembre, dans la médiathèque d’une petite ville du nord de la France, fréquentée par tous publics, y compris bien sur des musulmanes voilées. Mon regard est attiré par deux d’entre elles, vêtues de façon disons très radicale, l’une d’elle voilée avec un petit ovale minimaliste laissant voir une petite partie du visage, l’autre juste une fente pour les yeux…. Lui ai je fait les gros yeux ? peut être, mais son regard à elle était plein d’arrogance, de défi…
Une médiathèque donne le droit au public de consulter gratuitement des ouvrages, voire de les emprunter à très faible coût si on est adhérent, voilà pour les droits, quand aux devoirs ? Ceux de respecter la loi ? Cela semble incompatible avec la religion pour certaines et certains.
Quant aux employées de la médiathèque ? Elles ont bien vu, mais elles ont peur d’intervenir par crainte de représailles. N’est ce pas cela étymologiquement l’islamophobie ?
A qui faut il rendre compte ? Au CCIF ?

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