Les mensonges de Manuel Valls : l'arroseur arrosé

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Quand un homme politique est à court d’arguments, quand il n’est pas capable de mobiliser des soutiens par la qualité de ses idées, quand il n’a au bout du compte plus rien à perdre, il est prêt à tout, même s’il s’agit pour cela de détruire sa famille politique et d’antagoniser le pays.

C’est très précisément ce que Manuel Valls aura fait, de toutes ses forces, pendant cette campagne pour les primaires socialistes.

Au cœur de sa stratégie pour le deuxième tour : un procédé qui consiste à « islamiser » son adversaire, en espérant le démonétiser auprès d’un électorat que l’on voudrait réceptif à des questions identitaires et islamophobes.

Ainsi, Manuel Valls et ses soutiens auront utilisé les mêmes techniques que la fachosphère et la droite identitaire, qui d’Ali Juppé à Farid Fillon en passant par Djamel Macron, n’auront pas ménagé leurs efforts pour rendre le climat électoral irrespirable.

Car les plus zélés soutiens de Manuel Valls sont caractérisés par un paradoxe politique coupable et consternant, s’agissant de leurs liens idéologiques inavoués avec l’extrême droite qu’ils disent combattre, spécifiquement sur les questions liées à l’islam et aux musulman-e-s :

Une divergence subjective, dans les discours et prétentions affichées, mais une convergence objective, dans les moyens utilisés comme dans les cibles visées. Une étude des intéractions entre la fachosphère et la vallsosphère, notamment sur les réseaux sociaux, serait de ce point de vue édifiante.

En ligne de mire, le CCIF, dont Manuel Valls a fait sa bête noire depuis son accession à des responsabilités ministérielles, au point d’intervenir personnellement pour essayer d’entraver le travail de notre association par tous les moyens à sa disposition.

Et d’attaquer son adversaire au deuxième tour des primaires socialistes, Benoît Hamon, en utilisant d’un procédé de disqualification par capillarité digne d’un état d’inquisition. Voici le « raisonnement » utilisé :

  • Benoît Hamon a pour porte-parole Alexis Bachelay. 
  • Alexis Bachelay a participé à des évènements avec le CCIF et dénoncé l’islamophobie. 
  • Le CCIF maintient des liens et de respect et d’indépendance avec toutes les associations, notamment musulmanes.

Parmi lesdites associations, certaines ne conviennent pas à Manuel Valls…

Par conséquent, toutes les personnes précitées sont coupables de complaisance vis-à-vis de l’islam radical et/ou (c’est selon l’humeur de M. Valls) de l’islam politique.

 Il s’agit aussi au passage d’ostraciser le CCIF, puisque malgré tous les moyens et le zèle déployés par Manuel Valls et son équipe, notre association n’a fait que se renforcer et gagner en efficacité et en soutiens durant les dernières années.

 Le problème, c’est qu’avec le même procédé, Manuel Valls devrait se disqualifier lui-même. En effet :

  • Manuel Valls a pour porte-parole Christophe Caresche.
  • Christophe Caresche a reçu, en avril 2013, des membres du CCIF pour leur faire part de son indignation face à l’islamophobie.
  • Le même mois, Christophe Caresche avait publié une tribune dans Libération, excellente au demeurant, pour fustiger le dévoiement de la laïcité dont Manuel Valls se rendait déjà coupable, dénonçant dans la chasse au voile une « obsession française »…

Tant qu’on y est, il faudrait aussi disqualifier le parti socialiste, dont le premier secrétaire JC Cambadélis a reçu le CCIF et pris, à plusieurs reprises, des positions claires contre l’islamophobie.

Il faudrait aussi bannir Corinne Narassaguin, porte-parole du Parti Socialiste, qui avait participé au dîner annuel du CCIF, pour représenter son parti.

N’oublions pas non plus de démanteler l’ONU et de bannir tous les membres du gouvernement et leurs équipes, qui sont en contact régulier avec le CCIF, pour avancer concrètement sur des dossiers d’islamophobie.

Par cohérence avec lui-même, Manuel Valls devrait donc s’exclure lui-même de Manuel Valls, victime par capillarité des méthodes de diabolisation qu’il voudrait appliquer à d’autres.

À ce jeu-là, il faudrait exclure nos parents, nos voisins, nos collègues. Et leurs amis aussi, de sorte que plus personne n’ait de lien avec personne, complaisants qu’ils sont tous avec « l’islam politique » que Manuel Valls agite, incapable de fournir le moindre élément objectif pour mettre en cause l’intégrité du CCIF et de ses soutiens. Car pour lui, tout-e musulman-e qui s’exprime dans l’espace public est l’islam politique.

On voit bien la mécanique de conspiration qui se trame dans les discours de Manuel Valls et de ses soutiens, jugeant comme coupable et suspecte toute personne qui ne serait pas alignée idéologiquement sur leurs positions, prêtant aux musulman-e-s, notamment celles et ceux ayant accès à la parole publique, une volonté cachée de conquête, d’entrisme et d’infiltration. C’est le « complot musulman », le « grand remplacement », euphémisés pour les rendre audibles à une sphère politique se revendiquant de « gauche républicaine » mais partageant les mêmes ressorts idéologiques que l’extrême droite qu’ils disent combattre… en reprenant ses thèmes de campagne.

Il faut sérieusement mépriser son peuple pour être prêt à le diviser et à le monter contre lui-même, par seul attrait du pouvoir, quitte à pratiquer la politique de la terre brûlée.

Manuel Valls en fait la démonstration. Jusqu’à dimanche, au moins.

Commentaires

Bonjour Excellent article, vous devriez le faire publier en droit de réponse sur le site même du parti socialiste et des médias qui ont diffusé les ignominies prononcées par manuel Valls à votre encontre. Cordialement
Vivement qu'il perde et qu'il disparaisse.
Manu ou la politique du coup de double menton, il aura théorisé la République Forte contre les musulmanes et la France juste pour certains. Une pure lâcheté. Il n'aura pas ménager sa peine pour clouer au pilori les musulmanes, défouloir cathartique, tout en cherchant à les dévoiler et leur interdire l'accès à l'Université, pour un foulard qu'elle porte sur la tête sans jamais s'intéresser à ce qu'elle avait dans la tête. "Lorsque le sage montre la lune, ...". Pompier pyromane qui reproche à l'extrême droite les méthodes dont il a fait une spécialité. En attendant, les affaires de la France pour lesquels il devait être tout entier à la tâche en ont fort pâti, 49.3 après 49.3 au mépris de ses propres électeurs. Manuel Valls, au demeurant d'une sensibilité et d'une intelligence réelles, mais sous le voile aliénant de son attachement aveugle à l’État d’Israël, "par sa femme", est ainsi maintenu sous hypnose, dont le réveil n'en sera que plus endolori, quand il aura saisi tout le mal qu'il aura fait à la France éternelle. Manuel Valls qui n'hésite pas à désigner à la vindicte populaire tout un personnel dévoué au respect de la Loi,et qui défendent les plus vulnérables de nos concitoyens, contribuant ainsi à les réconcilier avec l'idée d'une France juste et d'une République Forte, livre en pâture sans aucun scrupule des hommes et des femmes honnêtes comme Alexis Bachelay qui porte une voix profondément humaniste et un projet visionnaire pour une France vibrante. Il y a là une dérive totalitaire lorsqu'un homme puissant utilise les appareils D’État, ou le prestige qui lui a conféré l'exercice des plus hautes fonctions, pour les lancer contre ses adversaires politiques. Par ailleurs quoi de plus normal que des députés aillent à la rencontre de leur concitoyens et des associations qui les défendent, même si ces citoyens sont des musulmans et des musulmanes ? Je n'y vois aucune entorse à la vie démocratique. Ce que je trouve choquant, c'est plutôt qu'un premier ministre en exercice se rende chaque année au dîner communautariste du CRIF, sans s'être jamais rendu à ceux organisés par d'autres communautés comme ceux du CCIF ou du CRAN, tout en s'offusquant que de simple député attentif à écouter les griefs de leur concitoyens puissent accepter des invitations en résonance avec leur fonction élective locale. Ou l'on s'aperçoit que Manuel Valls n'a pas gouverné avec le même amour que Michel Rocard avait pu avoir pour la France et l'idée de sa grandeur, mais tout entier tourné vers la satisfaction d'intérêt étranger à la réconciliation d'une France meurtrie et qui aurait pu se passer des déclarations incendiaires d'un premier ministre à l'égard de ses concitoyennes musulmanes.
Aleikoum salam,Bonjour Eva, pouvez-vous contacter la permanence concernant vos interrogations. Merci.
Ça m'étonne pas de lui nous à Evry ça fait longtemps qu'on a compris. Il a dit qu'il manquait des blancs

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