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Condamnation du Figaro après une plainte du CCIF

Vous vous en souvenez peut-être.

Le 18 juillet 2013 à Trappes (Yvelines), Cassandra, une jeune femme portant le voile intégral, est contrôlée par la police avec son mari. La situation dégénère et le mari est placé en garde à vue. A l’époque, le CCIF s’était exprimé afin de mettre en avant les zones d’ombres de l’affaire. (Pour lire l’article, cliquez ici )

C’est ainsi que le 23 juillet 2013, un article intitulé initialement « Trappes : un collectifaux contre l’islamophobie aux méthodes contestées » avait été publié par le Figaro. Le titre avait été modifié dès le lendemain.

Ce sont les propos tenus dans cet article qui avaient mené au dépôt d’une plainte pour diffamation.

Celui-ci revenait sur les faits ainsi que sur le parti pris du CCIF concernant cet événement :

« L’information, pourtant démentie, figure toujours en français et en anglais sur le site de l’association : les violences de Trappes seraient dues à un ‘abus de moyens physiques à l’encontre d’une personne qui coopérait’, en raison de sa religion, selon le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). À en croire ce communiqué diffusé samedi, au lendemain du contrôle d’identité d’une femme en voile intégral qui a marqué le début de ces violences urbaines, les policiers se seraient montrés brutaux et insultants. Une ‘bavure’, résument même les quelques sites qui reprennent cette thèse.

« Quatre jours après les violences, cette bombe a beau avoir fait long feu – pas de plainte de la part de cette jeune femme ou de son mari, donc pas de mise en cause formelle des fonctionnaires de police -, le faux message continue donc d’être diffusé : pour le CCIF, si la victime n’a pas porté plainte, c’est qu’on l’en a empêché. Mardi, le mari de cette jeune femme, convertie comme lui, a à nouveau nié à l’AFP avoir ‘essayé d’étrangler un policier’.

« Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a pourtant déjà renouvelé sa confiance aux policiers dans cette affaire présentée par le CCIF comme le dernier acte en date d’une ‘vague islamophobe en France’. Parmi les combats passés de ce collectif, qui persiste dans ses accusations, figure l’affaire de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), ainsi que l’affaire du « pain au chocolat» lancée par Jean-François Copé (Marwan Muhammad, porte-parole du collectif, avait alors réagi en distribuant des viennoiseries devant une gare), ou encore une procédure en diffamation contre RTL, un de ses animateurs et un chroniqueur du Figaro en novembre […] »

La suite de l’article était tout aussi édifiante.

Face à ces accusations, le CCIF avait publié un droit de réponse et avait déposé plainte contre le directeur de la publication du Figaro ainsi que le journaliste à l’origine de l’article.

C’est donc dans cette affaire que le CCIF a obtenu aujourd’hui la condamnation du Figaro pour diffamation.

Le directeur de la publication a ainsi été condamné au versement d’une amende de 1000 €, d’1 € symbolique de dommages et intérêts à verser au CCIF (conformément à notre demande), et de 2000 € au titre des frais d’avocats.

Le journaliste auteur de l’article mis en cause a, lui, été condamné au payement de 1000 euros au titre des frais d’avocat.

Le travail du journaliste est de chercher les informations, de veiller au contradictoire et non pas de cibler des associations dont le seul objectif est de défendre  les droits des victimes en tentant de mettre en évidence la vérité des faits.

L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit. Ensemble, continuons à la dénoncer.

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