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Sorties scolaires: Les pratiques discriminatoires continuent

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Il y a quelques semaines, le Conseil d’État a rappelé que les mères accompagnatrices voilées ne sont pas soumises au devoir de neutralité.

Un avis clair d’un point de vue juridique mais qui l’est moins dans la pratique et sur le terrain.

Le CCIF a toujours dénoncé ces pratiques qui constituent une discrimination à l’égard des mamans qui portent le voile. Son antenne à Nice a d’ailleurs récemment plaidé pour le cas d’une maman à qui l’on a interdit toute participation aux activités scolaires en raison du port du voile.

Cette maman qui a déjà participé à des sorties scolaires au mois de septembre dernier en portant son foulard, est très active puisque parent déléguée d’élève.

Pourtant au mois de décembre 2013, lorsque les parents d’élèves ont été invités à encadrer une sortie dans une médiathèque le 6 janvier, l’institutrice de son enfant lui a répondu qu’elle n’avait « plus le droit d’accepter les mamans voilées » et qu’elle ne pourrait venir que si elle acceptait de retirer son voile.

Suivie et prise en charge par le service juridique du CCIF, la mère s’est plainte auprès de la directrice, une directrice un temps conciliante mais qui finira par confirmer ce refus.

Face à cette situation inacceptable, la maman a saisi le tribunal administratif de Nice en référé le 29 décembre qui sans même convoquer les parties a décidé de rejeter la requête en la considérant mal fondée. Le tribunal administratif doit à présent se prononcer sur le fond pour savoir si « légalement ou pas, ils avaient le droit de (lui) refuser d’accompagner cette sortie scolaire ».

La situation de cette maman qui est loin d’être un cas isolé, illustre bien les incohérences qu’engendre la circulaire Chatel et les injustices pratiquées quotidiennement au sein de nos écoles.

Dans le cadre de sa stratégie de lutte contre les discriminations institutionnalisées, le CCIF compte « se battre pour obtenir une clarification » de la loi et le respect des droits de chacun.

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% commentaires (4)

Salam alaikoum , ce que je vais dire va peut être choquer plus d\’une , ne leur donnons pas ce privilège de les accompagner , ne payer plus la coopérative scolaire ne participer plus à rien par contre gardons notre énergie pour les instruire , même si nos enfants passent 8 heures à l \’école , au final ils n \’apprennent pas grand chose , l \’école n\’est plus ce qu\’elle est !!!!!
et j \’ irai même plus loin , pour ceux qui ont la possibilité et le courage de retirer leurs enfants l\’année prochaine qu \’ils le fasses !!! à partir de la rentrée prochaine 2014 , \ »la théorie du genre \ » sera enseigné !!!
Parent réagissez !!!
ps: je suis moi même maman qui porte le hijjab .

Tu a un point de vue légitime. Et cohérent. Mais certaines maman Française de confession musulmane ne peuvent ce permettre de faire l\’éducation a domicile. Abandonner le combat c\’est abandonner les mères qui n\’ont pas le choix. Soyons solidaire. Ne laissons pas une lois stigmatisante, entrainant la ségrégation, prendre le dessus. Vous êtes des femmes avant d\’être un voile. N\’ayez pas peur du regard des gens. cordialement. ben

Salam alaikoum
@Ben , oui c\’est vrai tout le monde ne peut pas faire école à la maison ou n\’a pas les moyens mettre les enfants dans le privé , ni forcément la possibilité de partir de la France .Mais peut importe la décision des parents , le but Premier est de savoir que cette théorie existe et existera même en dehors des écoles , ce sera toute la société qui sera touché et cela est le but . Donc je suis pour le fait d\’être soudé dans ce combat même si l\’on decide de retirer ses enfants , cela n\’empêche pas d\’être solidaire .
Qu\’Allah nous facilite .
.

Salem,

Je pense qu’il faut plutôt réagir de la même manière qu’eux à savoir appliquer la loi. Concernant les mamans qui sont voilées (ma femme est voilée) qui ne peuvent plus accompagner les enfants, ils se réfugient une loi. Nous devons faire la même chose, avec ma femme, nous nous sommes battu pour l’ouverture de cours d’arabe au sein de l’école primaire de nos enfants. Il fallait avoir au minimum 13 enfants de 7 ans et plus pour faire l’ouverture. Nous avons utilisés une loi concernant des accords bilatéraux établis dès 1973 pour le programme ELCO. Nous avions les textes et circulaires internes de l’éducation nationale demandant à tous les directeurs(trice) des écoles primaires de diffuser l’information en début de chaqu’année civile pour connaitre le nombre d’enfants qui seraient intéressés. Mais très peu font se travail.
Nous avons donc fait une pétition avec une enseignante de langue arabe (voir les consulats algériens, tunisiens et marocains) et avons déposé la demande. A la rentrée scolaire, la directrice, la présidente de l’association des parents d’élèves et des parents ont tout fait pour si opposer. Même faire intervenir des politiques mais en vain. Car la loi c’est la loi. Maintenant cela fait 3 ans que des cours d’arabe ont lieu et les opposants se tiennent à distance car même des enfants de souche français à 100% vont dans ces cours. Et le regard a changé de la part de la majorité des parents qui avaient qu’un seul son de cloche. Il faut répond en utilisant les mêmes armes qu’eux surtout lorsqu’il y a des accords bilatéraux car ils évitent à ce moment là tous conflits diplomatiques.

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