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Un voile contraire à la République

Mme M., musulmane résidant en France depuis 4 ans et mariée à un Français, demande en début d’année une carte de résident de 10 ans. En effet, selon la loi, Mme M y a droit, cette carte est accordée de plein droit à toute personne mariée depuis au moins trois ans avec un ressortissant de nationalité française à condition qu’il séjourne régulièrement en France, qu’il y ait une communauté de vie ininterrompue depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité  française, conditions que remplit Mme M.

Pourtant, à sa surprise, suite à un entretien d’intégration ayant eu lieu le 13 avril dernier, le préfet de Saône et Loire lui refuse la délivrance de la carte de résident.

Cette décision révoltante est fondée sur une disposition légale prévoyant que la carte de résident ne peut être délivrée que si Mme M. justifie d’une  « intégration républicaine à la société française », notamment « au regard de son engagement personnel à respecter les principes qui régissent la république française. »

Or Mme M. est voilée.

C’est dans un courrier du 20 Juin 2012 dont le CCIF a obtenu une copie que Mme M. s’est vue explicitement refuser sa demande de carte de résident en raison de ce voile, considéré comme « contraire aux valeurs de la république » par la préfecture, et notamment le « port du voile sur son lieu de travail. »

Selon le Préfet de Saône et Loire, on ne peut donc pas être voilée et intégrée. Or devons-nous lui rappeler que l’on peut même être française et voilée ? Que des milliers de femmes en France portent ce voile tout en étant françaises et fières de l’être ? Que la religion musulmane fait partie intégrante de la France depuis des années ?

Remplissant les conditions légales pour bénéficier d’une carte de résident de 10 ans, et travaillant depuis 4 ans auprès d’un employeur acceptant le port du voile, Mme M. n’a pu bénéficier de son droit à la carte de résident pour un simple bout de tissu. Au regard du droit français, européen et international, cette décision purement et simplement discriminatoire.

Le CCIF condamne fermement cet abus de la préfecture de Saône et Loire et soutiendra Mme M. dans l’exercice de toute voie de recours légale pour être rétablie dans ses droits.

Le CCIF rappelle que le voile ne peut et ne doit jamais être mis en opposition avec les valeurs de la république. Il n’est que l’accomplissement d’une pratique religieuse.

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% commentaires (5)

Si ce constat et ces informations sont exacts, ils amènent à la conclusion suivante: il est inacceptable qu’une coterie partageant des idées islamophobes, voire racialistes, infiltrée dans une administration à bien des égards exemplaire, prenne en otage la République, ses idéaux, ses institutions et ses citoyens, sous prétexte de détenir, des mains du peuple français, une partie de l’autorité publique qui lui échoit au nom d’un mandat qui exige que les droits de TOUS les administrés soient respectés. Les auteurs de telles décisions, parmi un corps de fonctionnaires intègres et sincères dans leur immense majorité, doivent être rappelés à nos principes constitutionnels qui forment le socle de l’unité de la nation. Mais après le passage de triste mémoire du sarkozysme, on ne peut exclure que certains d’entre eux n’utilisent les faiblesses actuelles de notre système démocratique, à savoir un degré d’irresponsabilité – fut-il minime – et la non-représentativité actuelle des pouvoirs publics concernant la communauté de français musulmans (et des chrétiens par ailleurs) pour favoriser des options iniques et extrémistes, répondant aux seules exigences de leur propre interprétation d’intérêts bien compris et de ce fait contraires à la notion de concorde civile. Toute exaction visant à humilier, réprimer ou dénier les droits légitimes d’un citoyen remplissant ses devoirs, en raison uniquement de son appartenance religieuse, dans la mesure où cette personne ne pose pas de risque pour la société, ce qui est manifestement le cas ici, doit être contestée, décriée, condamnée sur le terrain des idées, de la procédure judiciaire et surtout, au niveau de l’action politique. Julien Pélissier

Tout a été dit par Julien Pélissier.

Il faut qu’il y est JUSTICE, et tant que nous ne portons pas plainte et allons jusqu’au bout de nos affaires, ils continuerons d’en profiter !!!!!

C’est aberrant et humiliant, ce que vivent les femmes française de confession musulmane, je pense qu’il est temps de se révolter, car plus nous avançons plus ils nous enfoncent et plus ils nous excluent de la société.

Allons soeur de la patrie
Le jour du CHANGEMENT est arrivé
Marchons Marchons pour une LIBERTE EGALITE FRATERNITE

L’union fait la force, tans qu’on est pas unis on peux rien faire……

assalamou3alaykoum, moi je travaille a la créche depuis 5ans et je me suis voilé alhamdoulillah et maintenant la ville de limoges me demande de dimissioner , je ne sais pas quoi faire , conseiller moi s il vous plais

Anonyme, il faut contacter le CCIF !

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