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Pourquoi le président a-t-il écrit un droit de réponse ?

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Depuis son discours sur le « séparatisme islamiste », qui devait être d’abord un discours (non stigmatisant) sur les séparatismes, le président de la République Emmanuel Macron a surpris un certain nombre de musulmans au niveau international, notamment en prétendant que « l’islam vit une crise partout dans le monde ». Alors qu’aucune loi n’est encore entrée en vigueur, et que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin admet volontiers qu’en l’espèce, le droit ne lui permet pas d’agir comme il le fait (par exemple sur les fermetures administratives), tout démontre que la lutte contre ce que le gouvernement appelle « l’islam radical » sème une nouvelle fois la confusion entre ce qui relève de l’extrémisme violent et ce qui relève d’une pratique, basique ou rigoureuse, de l’islam. En cela, et nous l’avons démontré à plusieurs reprises, c’est un grand nombre de musulmans pratiquants qui se sentent stigmatisés par ce discours.

Ce reproche, que le CCIF a plusieurs fois adressé à l’égard de l’État, est très précisément ce qui a été formulé par la journaliste Mehreen Khan, correspondante au Financial Times, célèbre quotidien britannique sur l’économie. Dans un article, retiré du site Financial Times depuis (parce qu’il contiendrait des erreurs factuelles), la journaliste accuse le président de « servir l’extrême droite et ses ambitions électorales » et pointe du doigt un véritable problème de fond : 

« M. Macron a également souligné la nécessité de créer un « Islam français » des « Lumières » pour aider à réformer la « crise » mondiale de la religion. Tout laïque devrait se méfier de cet objectif prétentieux. Si un « islam français » signifie des imams approuvés par le gouvernement et des restrictions strictes sur les écoles religieuses privées, il trahit une volonté d’utiliser l’État pour prescrire une religion « correcte » – ce qui a plus de points communs avec les dirigeants musulmans autoritaires qu’avec les valeurs des Lumières, à savoir la séparation des églises et de l’État ». 

Nous avons pu lire cet article, et s’il contient dans son titre une mauvaise traduction de « séparatisme islamiste » (traduit par ‘Islamic separatism’), cette confusion n’est qu’un révélateur de la confusion évoquée plus haut. Au lieu de corriger cette erreur de traduction, le Financial Times a tout bonnement retiré l’article, dans lequel il y avait pourtant de sérieuses questions. Peu importe si l’article a été retiré sous pression ou pas : la démarche de suppression est contraire au principe de liberté d’expression si chèrement brandie par le président. 

Qu’est-ce qui dérange dans cet article au point que le président prenne la peine d’adresser une lettre de droit de réponse au Financial Times ? Comme le révèle le début de cette lettre, ce qui dérange Emmanuel Macron, ce ne sont pas les arguments évoqués, mais plutôt le fait que ces arguments aient pu paraître dans un « quotidien de référence » (qu’on ne peut soupçonner « d’islamisme »), auquel le président accorde manifestement une importance ; bien plus qu’aux régulières interpellations de la société civile et des organisations antiracistes mondiales, qui ont été jusqu’à créer un site pour adresser leur lettre restée sans réponse. Il aura fallu à peine une petite journée pour que le président réagisse à l’article du Financial Times, comme s’il paniquait et craignait que l’image de la France ne se dégrade auprès de ses partenaires financiers. C’est une triste confirmation de la caricature d’un président qui se soucie davantage des enjeux économiques que des questions sociales.

Dans ce droit de réponse qui ressemble étrangement à une lettre de justification qui ne cache pas son agacement, nous pouvons repérer un certain nombre de contre-vérités qui ne font que confirmer le propos de l’article de Mehreen Khan : l’exclusion des musulmans dans la lutte contre le terrorisme, alors qu’ils sont les premiers alliés contre une violence dont ils sont également victimes.

À l’accusation de stigmatisation, Macron répond en énumérant les victimes du terrorisme sur le sol français. Cet argumentaire, directement inspiré du groupe identitaire Printemps Républicain, consiste à instrumentaliser les morts pour semer la confusion entre islam et terrorisme, et suit la démonstration d’une idéologue si chère à Gérald Darmanin : « l’islam appliqué, c’est l’islamisme. Et l’islamisme appliqué, c’est le terrorisme ». Comment s’étonner d’être accusé de se battre contre l’islam et les musulmans quand ce type d’amalgame non seulement n’est pas dénoncé par l’État, mais est également entretenu par les commissions d’enquête et les prises de position politique. Cet argumentaire honteux conduit, comme cela a été mis en place depuis l’état d’urgence en 2015, à justifier la brutalisation tous azimuts (touchant en très grande majorité des musulmans qui ont une pratique basique de la religion musulmane) afin de camoufler son incapacité à régler réellement le problème du terrorisme (ce qui nécessiterait de s’interroger sur sa politique extérieure et intérieure).

  • Emmanuel Macron : « Si la France est attaquée prioritairement par les terroristes islamistes, c’est parce qu’elle incarne la liberté d’expression, le droit de croire ou de ne pas croire, un certain art de vivre aussi. » 

Cela est faux, et camoufle une seconde fois les raisons géopolitiques qui ont mené à la naissance de Daesh. À cela, ajoutons le fait que la place de la France dans le classement de la liberté de la presse est relativement peu enviable, et que la liberté d’expression est surtout défendue dans un sens (au point qu’Emmanuel Macron ait du se justifier sur… Al Jazeera, pour expliquer aux populations qui boycottent la France que la liberté d’expression ne se résume pas à la liberté de caricaturer le prophète de l’islam). Sur le « droit de croire ou de ne pas croire », nous voyons comment la laïcité censée préserver ce droit est non seulement instrumentalisée, mais fait l’objet d’un projet de renforcement qui concerne uniquement les musulmans. Emmanuel Macron l’a montré, en évoquant une religion qui n’était pas « si présente dans notre pays » en 1905 ; ce qui omet à la fois l’héritage de la pensée musulmane et l’histoire de la colonisation, mais surtout insinue que le problème, comme le disait Brice Hortefeux, serait un problème de nombre. Gérald Darmanin a également, de manière totalement décomplexée, stigmatisé les musulmans, au cœur même de l’historique et Grande Mosquée de Paris : « Il faut faire attention à ce que d’autres religions ne soient pas les victimes des modifications souhaitées pour vous [les musulmans, ndlr] ».

  • Emmanuel Macron : « Plus de 300 femmes et hommes, des policiers, des militaires, des enseignants, des journalistes, des dessinateurs, des Juifs, un prêtre, des jeunes assistant à un concert ou prenant un verre en terrasse, des enfants devant une école, de simples citoyens, ont été lâchement assassinés sur notre sol. » 

Il aurait été utile, surtout dans un texte destiné à montrer qu’il ne stigmatise pas les musulmans à cause du terrorisme, que le président rappelle que parmi ces victimes, il y avait des musulmans. Et parmi les personnes qui ont contribué à sauver les rescapés, il y avait des musulmans. Et pourtant, jusqu’à aujourd’hui, aucun président français, au lendemain d’attentats, n’a eu l’intelligence politique de refuser la hiérarchisation des victimes et de montrer qu’il est capable de travailler avec les personnes de confession musulmane pour lutter contre la terreur. C’est le contraire qui se passe, car à chaque fois les musulmans sont sommés de s’expliquer, de se dédouaner, de s’excuser d’appartenir à une religion présentée comme intrinsèquement violente.

  • Emmanuel Macron : « (…) Car nous ne renonçons pas non plus à la démocratie et à l’Etat de droit. Mais dès 2015 est apparu, et je l’ai dit avant même de devenir président de la République, que les vocations terroristes prospéraient sur un terreau. Dans certains quartiers autant que sur Internet, des groupes liés à l’Islam radical enseignent aux enfants de France la haine de la République, appellent à ne pas respecter les lois. C’est cela que j’ai appelé dans un discours le « séparatisme ». Vous ne me croyez pas ? Relisez les échanges, les appels à la haine diffusés au nom d’un Islam dévoyé, sur les réseaux sociaux qui ont finalement abouti à la mort du professeur Samuel PATY il y a quelques jours. Allez visiter les quartiers où des petites filles de trois ou quatre ans portent le voile intégral, sont séparées des garçons et, dès le plus jeune âge, sont mises à part du reste de la société, élevées dans un projet de haine des valeurs de la France. »

Le « mais » écrit par le président, et que nous soulignons à dessein, est un révélateur de toute la situation que nous vivons aujourd’hui en France : la justification de la remise en question de l’État de droit et de la démocratie à des fins de sécurité. Mais ce « terreau » dont parle M. Macron est nourri par la discrimination institutionnelle et la surdité quant aux revendications de liberté et d’égalité. Si les personnes qui sont dans le « repli communautaire » (dont le lien avec l’extrémisme violent n’est pas prouvé) ne voient des « valeurs de la France » que le rejet et la violence, comment peuvent-elles nourrir de l’amour pour ces valeurs ? En ce sens, la prétendue lutte contre le séparatisme ne fait que nourrir davantage de séparation, comme nous le disions dès février 2020. Pour étayer son argumentaire, M. Macron n’hésite pas à utiliser des fake news : l’assertion selon laquelle dans certains quartiers, des petites filles porteraient le voile intégral (la burqa ou le niqâb, interdits en France depuis 2010) et seraient séparées des garçons n’est confirmée par aucun fait, aucun article, aucun rapport. Il s’agit, comme pour les pains au chocolat de Jean-François Copé, de lancer une idée qui peut choquer l’opinion pour couper court à toute objection. Pour un président qui commence sa lettre en vantant le journalisme qui se fonde sur des « faits robustes, des analyses nourries », voici une méthode populiste déplorable. Si ce dont il parle concerne l’affaire récente de l’association de Bobigny (pour l’apprentissage du Coran aux enfants) il est important de noter que d’une part les cours de Coran dans cette association étaient mixtes, et d’autre part, s’il y a voile ou foulard, en aucun cas il ne s’agit de voile intégral.

  • Emmanuel Macron : « Je ne laisserai donc personne affirmer que la France, son Etat, cultive le racisme vis-à-vis des musulmans. » 

Cette phrase est la négation même de la liberté d’expression, qui n’est d’ailleurs en principe pas l’arme du fort et de l’influent, mais plutôt celle du faible face au fort. Un gouvernement qui n’a rien à se reprocher devrait pouvoir laisser dire ce type de phrase au nom de la liberté d’expression et démontrer au monde entier qu’elle est fausse. Ce n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui en France. Cette phrase mise entre les mains d’un ministre de l’intérieur qui bafoue les libertés fondamentales depuis sa nomination donne lieu à des pratiques autoritaires : comme par exemple la dissolution d’une association qui dénonce l’islamophobie d’État. Et dénoncer l’islamophobie d’État ne signifie pas être « ennemi de la République », mais exactement le contraire : c’est vouloir pour la République un gouvernement qui respecte la Constitution, les droits humains et les libertés fondamentales.

La meilleure conclusion à ce sujet est donnée par la journaliste du Financial Times en personne : 

« Lors des élections présidentielles de 2022, M. Macron dira probablement aux musulmans qu’ils devraient voter pour lui pour sauver la République du parti d’extrême droite de Marine Le Pen. Cette menace risque de sonner creux pour les musulmans s’ils sont soumis à un environnement hostile de la part d’un président libéral. »

% commentaires (18)

Article bien fait , bien mené sauf que

65% des jeunes musulmans agé(es ) de moins de 25 ans priment la charia sur les lois de la republicaine française , c’est indeniable .

le role en cas du chef de l’etat est de sen preocuppé et de mettre fin à la cessession ineluctable d’une part de la population qui ne se reconnait pas ou plus dans les valeurs de la republique française une et indivisible , pour le reste

le droit de croire est garantie mais ne doit pas interferer dans la sphere publique sauf à gener l’autre , si j’ai envie de croire que me promener nul au nom de ma religion de nudiste du 7é jour impose à ceux zé celles qui ne sont pas de ma religion de quitter leur textile , çà ne que colle pas .. le nombre ne fait pas la loi et le prophete itout .. Dieu n’existant pas .

Aux mêmes assertions les mêmes demandes :
Merci de nous faire partager tes sondages afin de nous faire sortir du brouillard.
Le chef de l’état est préoccupé par les échéances électorales qui arrivent à grands pas.
Le souhait de tout accroc au pouvoir est de s’y maintenir coûte que coûte .
Le droit de croire n’est que conceptuel au regard de ce qui se passe.
Les nudistes ont leurs espaces ,d’ailleurs privatisés, comme dans le bois de Vincennes. Ils ont certains horaires dans des piscines publiques comme dans le XII ième arrondissement de Paris.
Ah…j’oubliais , le nombre fait la loi dans les urnes ….

Salam aleykoum, ce salut semble « islamiste » d’après nos faiseurs d’opinions.
On peut intituler l’épisode dont Mr Macron est le personnage principal par :
« Opération atomiseur d’ambiance »
En effet, après avoir déversé une montagne d’immondices textuelles putréfiées, fait exhaler les odeurs pestilentielles d’une idéologie qui ne l’est pas moins; Mr le président essaie ,par la vaporisation d’un désodorisant sémantique ,de nous faire disparaitre les vapeurs fétides de discours accusateurs qui poussent à la haine.
Rien ne pourra effacer la crasse déposée, pour les besoins d’une cause électoraliste ,de calculs bassement mesquins permettant doivent-ils* le supposer ( *ils : spin doctor et autres conseillers en communication) ,de siphonner les voix de « l’extrême droite », de retirer opportunément le tapis ( de prière ?)sous les pieds d’un parti qui fait de l’immigration, des musulmans et de la sécurité ,son fond de commerce.
Ce pari risqué, en ces temps de tensions économiques, sanitaires et sociaux risque de déclencher des violences incontrôlables . Visiblement ,nos calculateurs pensent que le jeu en vaut la chandelle ,sacrifiant ainsi la quiétude de la société française sur l’autel la stratégie politicienne.

Loin du discours de Macron un calcul electoral , il a eté touché par la grace apparemment; il est vrai qu’il etait temps , il defend le droit a la caricature en tant que specificité française heritiere des acquis de la revolution , au bon principe que la religion n ‘ est qu’une croyance , une parmis d’autres d’ailleurs , mais reste une croyance et la critiquer est licite , constitutionelle ,et j’ajoute concernant l’islam necessaire … reduire la position de Macron a une manouevre politique est trop et tres facile et la ficelle tres grosse, en revanche la quietude de la societé française ou ce qu’il en reste est un leurre quand semaine apres semaine les meurtres perpetrés par les adorateurs d’allah se font montre sur le territoire , ces meurtres eux poussent à la haine , sont l’expression de la haine , qui plus est de la part de jeunes , qui auraient eu mieux à faire au lieu de jouer du couteau à egorger que de s’instruire , de jouir de la vie , plutot que de s’adonner à la pulsion de mort , ces jeunes ne sont comme l’etaient les jeunes Waffens SS , que les instruments entre les mains des vrais coupables .. charge à la societé française de faire le necessaire travail d’en definir les responsabilités et de sanctionner .

Macron est effectivement touché par la grâce électoraliste. Tous ces pions sont en ordre de bataille pour mettre à l’ordre du jour des thématiques clivantes (diviser pour mieux régner) . Pourquoi n’utilise t-il pas son énergie à rendre la vie des français les plus modestes ,plus douce ? Pourquoi reste t-il sourd aux revendications légitimes du « bas » peuple et ses gilets jaunes. Pourquoi ne récompense t-il pas comme il se doit les personnels hospitaliers qui se démènent et se sacrifient pour le bien de la nation ?
Pourquoi sa politique est-elle mondialiste, c’est à dire qu’il privilégie les intérêts des grands groupes à ceux de son peuple ?
La thématique enfourchée par Macron, son staff et leurs obligés médiatiques n’est-il pas de détourner l’attention des gens pour ne pas répondre aux vrais attentes ? Attentes économiques ,sociales ,sachant qu’une catastrophe arrive à grands pas avec un chômage de masse.
Point n’est besoin de lire Machiavel ou Sun Tzu pour comprendre que les manoeuvres dilatoires ,ne servent qu’à gagner du temps face à une demande de comptes qui finira fatalement par arriver, eu égard à la gestion catastrophique de la pandémie.

Je suis d’accord avec vous sur le fait acquis du mepris du Prince envers le sans dents et les illetré(es) , le peuple du bas , le « lupen proletariat » … , d’accord avec vous sur la gestion catastrophique de la pandemie , d’accord avec vous sur le choix mondialiste de Macron …

Les solutions à donner à ces choix sont des solutions politiques , les solutions à donner au defi que nous soumet l’islam ne sont pas politiques mais culturel , à quelqu’un qui dit et qui vocifere en foules hysteriques , ne touche pas à ma religion et / ou mon prophete parceque j’en ai besoin …y a peut etre pas que la religion dans la vie ?!

quand le Driant doit faire amende honorable en egypte .. bon , je veux bien qu’il soit diplomate .. m’enfin quand meme ..

Je trouve pas hilarant la couverture de Charlie sur erdogan , en revanche celle du grand duduche , c’st dur d’etre aimé par des cons .. alors là , tout y est .

portez vous bien

la technologie occidentale va produire un « vaccin »* à ARN messagé … nous saluons les contributions des universités de al azhar , Lahor , Kabboul , Dakka , et autres ecoles coraniques pour leurs aides …

* ce n’est pas un vaccin attenué

Les défis les plus importants sont de relever le monde d’une pandémie qui va durablement causer des effets. La thématique de L’islam n’est qu’un hochet aux mains des calculateurs qui veulent que les masses détournent le regard d’un capitalisme prédateur qui paupérise, enchaine, aliène ,tout en enrichissant toujours les mêmes. Remplacer une lutte des classes par un clash des civilisations, « en voila une idée qu’elle est bonne » aurait dit Coluche. Le pire c’est que cela marche à merveille et tu es là pour en témoigner, pris dans les filets du spectacle permanent ,des chaines d’infos en continu. Victime comme tant d’autre de la « société du spectacle » selon Guy Debord. Tu picores les miettes sémantiques que tu digères ,puis restitue sous forme de slogan .
Quand à la vaccination ,un plan sur la comète avec à la clé beaucoup de profit à se faire ,d’ou cette course folle des agences Big Pharma.

Nous sommes d’accord .. le capitalisme mondialisé entraine la pauperisation des pauvres au depend des elites , des pays anciennemnt industrialisés , celà explique en partie le vote Le Pen , Trump , Brexit .. les populistes quoi … là ou on l’est moins , c’est le surmoi supposé de la societé du spectacle , personne n’est obligé d’y consentir et bien que votre conscience me prete l’addiction à la lucarne ce qui n’est pas le cas et depuis longtemps je me forge mes avis par d’autres canaux .. quand à guy Debord c’est un peu comme Nietzche , on en parle beaucoup , çà pose , et en vous je reconnais un expert , en revanche , peu le lisent ..

En partie d’accord avec vous sur la vaccination , plan sur la cométe , j’ai longtemps pensé çà , pas de recul .. sauf si et seulement si ; le rapport à la notion de vaccination extrapole Jenner et Pasteur et si
la maitrise du sequensage allié à la possibilité de fragmenter l’antigene pouvait introduire une reponse immunitaire à partir d’une fragment ARN copier coller du genome viral cov2 … c’est possible Moderna bosse dessus depuis des années adossée au MIT pour promouvoir des therapies ARN m en cancerologie .. espoir donc

Pour autant , d’une puissance qui alliene et enchaine .. laissons tout de meme le droit à Charbe , Cabu , Wollinsky … Zineb , en definir la caricature .

Nous sommes à un tournant, révélé par la crise sanitaire. Cependant, les tenants du pouvoir (politique,économique,militaire) ne vont pas si facilement changer de paradigme .Ils ont à leur disposition, les moyens nécessaire pour proroger un statu quo qui leur est favorable. Les populations prennent conscience du dilemme : changer de cap, pour quelles perspectives ? L’accumulation des richesses au dépend du plus grand nombre, l’absence de considération des élites ,voire leur cynisme ne peuvent que pousser les peuples à « renverser la table ». Se met dès lors en place, de la part des gouvernants, des stratégies afin de rediriger la colère vers des boucs émissaires commodes : les damnés de la Terre : pauvres, réfugiés ,minorités ,le but étant de donner des os à ronger, diviser pour mieux régner ,susciter animosité, colère et haine .Les médias ,pierre angulaire du système ,ont pour tâche de distraire, de trouver des dérivatifs ,de proposer des thématiques ,enflammer des polémiques, afin d’occuper « le temps de cerveau disponible », comme dirait l’autre.
Mettre en avant le droit à la caricature et non pas le droit de demander des comptes, ou le droit d’avoir plus de voix au chapitre quand à la typologie de la gouvernance ,fait partie de cette fumisterie.
Jusqu’à quand ?

Le droit à la caricature n’est que l’un des droits que nous avons la liberté d’exercer dans notre pays. Il n’y a pas lieu de tout ramener à lui et de le mettre systématiquement en avant. De même que la fureur islamiste radicale ne se limite pas à ceux qui dessinent ou montrent ces dessins, cette fureur s’étend à tout ce qui leur fait horreur, la liberté d’expression, la démocratie, le fait de ne pas penser comme eux. Une cinquantaine de civils ont été décapités dans un stade au Mozambique, que je sache il n’y avait pas de problème de caricatures.

Liberté ? L’oiseau est libre … dans sa cage !!!
Car enfin, de quelles libertés parle t-on ? Celle à l’américaine ou tout est son contraire peut être dit sans crainte de se voir mis à l’index juridique ? Sûrement pas !!!
Cet ersatz de « liberté » est contrôlé par un état qui dit ce qui est permis ,de ce qui ne l’est pas .
Il y’a des mots à utiliser avec parcimonie. Les USA pour rester dans leur exemple ,n’invoquent pas à tout bout de champ le mot « liberté » ,ils le mettent en pratique.
Il est intéressant que tu ne réagissent qu’aux stimulus « mass-médiatiques » ,la République Démocratique du Congo connait depuis deux décennies une guerre qui a généré plus de 6 millions de morts dans un silence assourdissant . Mais il est vrai que les faiseurs d’opinions en parle peu ,du coup, nos Perroquets se taisent.

what’s going on ?

Je viens de voir l’archetype de la desinformation – formation de la gestion de la covid 19 à travers le docummentaire Hold Hub , ce qui est incroyable dans cette histoire , c’est l’absence de debat , à quel point de negavité de l’esprit en sommesnous arrive pour qu’il soit interdit de critiquer le bien fondé de la chloriqine ,du zyrtromax , qu’un ministre ose interpeler un deputé .. un deputé est un ELU .. je suis pour une fois d’accord avec le Daron , cette  » crise  » sanitaire permet et autorise le droit d’exptemtion et la dictature du bien pensé , il est dommage que les religieux ne ce dressent pas contre la dictature sanitaire que ce gouvernement de fous , nous imposent , perso je me fous d’aller à l’eglise , à la synague ou la mosquée , je sui athé mais quand meme , ce prendre une prune de 135 $ pour aller voire sa copine ou son copain … sa mere ou son pere , allez voir la mer ou la montagne …

ce vieux peuple , debilisé , shooté au mc donald et à la religion musulmane ad oc , sombre dans le n’importe quoi, victimisée d’elle meme et de son passé , empreinte de repentance mortifaire et de haine de soit… fin d’un monde que le cov 2 va accellerer … debat ?

Les catholiques viennent de vous donner tort Gourio (enfin certains). Ils manifestent devant les églises pour avoir le droit d’aller à la messe. Personnellement, indépendamment de la pandémie, je préfère les savoir dans l’église que devant, sur la place publique.

Ce que tu analyses révèle surtout la spécificité de la gouvernance à la française. Spécificité qui en étonne plus d’un en Europe et ailleurs. Un article allemand récent est intitulé ,à propose de la France et de sa gestion de la crise Covid : « Voyage en absurdie ».Tout est dit.
L’après gestion va surtout tourner autour de la responsabilité et la culpabilité des uns et des autres .Tous vont ouvrir leur parapluie en invoquant ,comme Buzin avoir interpellé ses collègues. Comme pour le sang réchauffé et Fabius ,vont tous nous dire, la bouche en coeur  » responsables ,mais pas coupables ».
Quel rideau de fumée vont-ils élaborer pour que nous regardions ailleurs ?
Nous le serons dans le prochain épisode intitulé :  » (fausses) polémiques et dérivatifs ».
Wait and see .

J’ai lu effectivement, que la laïcité à la française, héritée de Voltaire et des Lumières est très mal comprise à l’étranger, et particulièrement par les anglo saxons. Comme le Financial Times qui semblait plus ému par le fait que l’assassin du professeur soit abattu par la police que par le fait qu’il ait décapité l’un de ses semblables ! Et alors ? Détiennent ils la vérité ? On peut avoir raison contre tous ! C’est parfaitement admis (ou presque) en sciences (Newton, Einstein, etc..) on a plus de mal à l’admettre en politique, en économie, en religion…

Les « laïcités », serait le terme exacte car il y’a plusieurs lecture de ce concept . A ce titre ,lire l’excellent bouquin de Jean Baubérot ,spécialiste de la laïcité :  » Les sept laïcités françaises: Le modèle français de laïcité n’existe pas » .
Quand à l’héritage des « lumières  » et Voltaire, rencarde toi sur son bouquin « dictionnaire philosophique » pour relativiser la mythologie des « lumières  » ( ou alors lumières clignotantes ).
Ne serait-il pas temps pour la France de descendre de son piédestal auto-suggéré ? Ne serait-il pas temps de voir ce qui se fait ailleurs ,avec plus de succès ? Ne serait-il pas temps d’enlever les oeillères dogmatiques pour étudier du concret ? On peut aisément comparer des systèmes in situ .
La situation hexagonale ne génère t’elle pas plus de désagréments ? Ne se cache t-on pas derrière des slogans vides de sens au regard de la réalité vécue ?
S’engoncer dans un orgueil mal placé (pléonasme) ,dans un déni quasi autistique, n’aidera jamais à solutionner une problématique .
La France est-elle prête à relever ce défi ? Le veut-elle ?

On en revient à l’eternel debat … En droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse » et « d’impartialité ou de neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses », le fait religieux n’ a pas à s’imposer dans la societé civile et l’etat n’a pas a exempter ceprincipe une religion plus qu’une autre et evidemment à en ostraciser une plus qu’une autre , donc le port de signes religieux quel qu’il soit dans l’espace publique est un atteinte au principe de laicité qui ne souffre aucune exeption sauf a deboucher sur des arguties sans fin dont la societé française est victime depuis l’affaire du foulard de Creil il y a trente ans … et si la situation française genere plus de desagrement , c’est qu’il ne fallait pas ceder sur l’essentiel , le port du voile par ces jeunes filles etait attentatoire au principe de laicité à l’interieur d’une zone educative en consequence la sanction s’impose , refus d’enlever le voile : exclusion du lycée … ceci dit , que des pays dont le principe de separation de l’eglise et de l’etat n’est pas clair comme c’est le cas aux USA pataugent dans le consensus c’est leur probleme , je reste attaché au principe de separation de l’eglise et de l’etat sans que ce principe souffre d’aucune exeption en toutes circonstances , dans tout l’espace publqiue , sur tout le territoire , et quand je parlais des religions qui devaient se dresser conte la dictature sanitaire de ce gouvernement de fous c’est un tant que conscience morale pas pour remplir leur chapelles , puisque la presse aux ordres est incapable de le faire , que les « inetellectuels  » se taisent , que les medeçins s’echarpent … et que ce regime autocratique comme la V é republique ne l’a jamais vecu regne par la sanction , le menace , l’invective ( Veran à l’assemblée nationale ) …la France est elle prete à relever le defi que nous lance ce gouvernement , le veut elle ?

Quand à Voltaire , d’accord avec le Daron , il etait pas si eclairé que çà le patriarche de Fernay qui faisait ses paques et qui n’etait pas athé mais deiste , franc copain des puissants , c’etait pas l’abbé Meslier athé veritable lui !

C’est justement les différentes lectures de la religion laïque qui en font pour certains, un outil d’apaisement et pour d’autres un outils de combat .Il me semble que c’est ce dernier ( combat) qui est à l’honneur avec pour exemple le « père  » Emile Combes, grand pourfendeur du catholicisme.
Petit rappel : le principe de neutralité ( en théorie) ,ne concerne que l’état et ses agents ,d’une part .Libre à chacun de croire ou non et de manifester sa croyance ou non dans l’espace public. Va falloir les textes qui régissent ces droits et devoirs pour ne pas en avoir une lecture biaisée ,liberticide.
Il est à noter que la planète France est bien la seule à nous faire un « caca nerveux » pour une histoire de religions. Les autres pays gèrent beaucoup mieux ( c’est à dire avec respect) le fait religieux sans hystérie ,en adulte .
Il est évident que les religions ont aussi leurs mots à dire sur la situation d’une pandémie ,gérée de façon autoritaire et infantilisante .Les anglais par exemple, sont soumis au confinement sans qu’on les oblige à fournir une attestation avec preuve d’identité à l’appui, comme cela se fait ici.
L’autoritarisme républicain est une donnée historique factuelle ,il semble convenir à un peuple peut être pas encore assez mûr pour se passer d’une figure paternelle coercitive. Un aggiornamento serait d’ailleurs le bienvenue ,faut-il que le peuple se change pour espérer changer ceux qui le gouverne.
Le peuple le veut-il ?

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