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Barentin : 5 mois de prison avec sursis pour l’agresseur du septuagénaire d’origine sénégalaise

Verdict : 5 mois de sursis, 105 heures de travaux d’intérêt général et 600 euros de dommages (dont 300 euros au titre des frais de justice) pour l’agression raciste, négrophobe et islamophobe du septuagénaire d’origine sénégalaise et de confession musulmane, à Barentin (proche de Rouen). 

Le juge du tribunal correctionnel de Rouen vient de statuer sur la violente agression de ce père de famille au lendemain du meurtre de l’Abbé Hamel dans une église de Saint-Etienne de Rouvray.

Le CCIF était présent à l’audience au côté de la victime et sa famille. Si la présidente du tribunal a reconnu la vulnérabilité de la victime, âgée de 70 ans, comme caractère aggravant de l’agression, il est déplorable que le motif raciste ait été complètement éludé, que ce soit pour l’agression physique du père de famille ou l’agression verbale dont ont été victimes ses deux filles.

Pour rappel, l’agresseur avait poursuivi et agressé violemment la victime après avoir traité ses filles de « sales noires », dans le parking de l’immeuble.

La victime avait également rapporté ces propos de l’agresseur : « ce n’est pas parce que t’es en robe [Djellaba] et avec un chapeau [Chéchia] que tout est permis…si je descends, ce n’est pas pour te taper, c’est pour t’égorger, je suis chez moi et c’est à toi de dégager ».

L’agresseur avait déchaîné sa violence sur le vieil homme. Celui-ci avait perdu connaissance et s’était réveillé avec des marques de strangulation au cou. Un traumatisme crânien lui avait été ensuite diagnostiqué.

 Le CCIF s’étonne que la présidente du tribunal ait abondé dans le sens de l’agresseur, motivant son agression suite à une « altercation d’automobiliste ». Le vieil homme n’était pas un automobiliste mais raccompagnait simplement ses filles à leur voiture, au pied de son immeuble.

Par ailleurs, rares sont les « altercations entre automobilistes » se concluant par une mise à tabac d’un homme de 70 ans dans un ascenseur. Rares aussi sont les altercations où un « automobiliste » essaye d’étrangler un autre « automobiliste » au point où ce dernier perd connaissance. Rares enfin sont les « altercations entre automobilistes » où des menaces de mort sont échangée​s. 

Et quand bien même des paroles racistes seraient échangées au cours d’une « altercation entre automobilistes », il convient de les juger comme telles et de les condamner fermement.

Malgré la présence des avocats du CCIF, de la LICRA et de SOS Racisme, le jugement n’a pas estimé utile de statuer sur le fond de l’agression, motivée par du racisme, de la négrophobie et de l’islamophobie, et faisant des musulmans les coupables des terribles attentats qui ont meurtri la France.

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