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Mobilisez-vous contre les titres racoleurs qui criminalisent les femmes voilées!

Un titre qui s’accommode (un peu) de la vérité pour augmenter sa visibilité est une chose, un titre complètement mensonger en est une autre. Dans la course aux clics du “journalisme” 2.0, il est désormais acceptable pour certains de verser tout à fait dans le mensonge, quitte à jeter définitivement au placard la charte de la déontologie journalistique.

Le quotidien local Ouest France titrait ce jeudi 20 avril “Nantes. Elle refusait d’ôter son voile: 4 mois de Prison avec sursis”. Sauf que les quatre mois de prison n’ont absolument rien à voir avec son refus de retirer le foulard. 

Dans les faits, si cette personne a effectivement refusé de retirer son voile, c’est parce qu’elle a agressé un gendarme en le mordant tout en faisant oeuvre d’apologie du terrorisme qu’elle a été condamnée à cette peine de 4 mois de prison avec sursis. 

Ce titre racoleur, qui laisserait entendre que le port du voile est passible d’une peine de prison est extrêmement choquant. A l’heure où les femmes musulmanes choisissant de porter le foulard sont les premières victimes d’islamophobie et sont condamnées à une mort sociale du fait de leur droit à exercer leur liberté religieuse, vouloir les dépeindre comme des “criminelles” est un aveu d’indécence. 

Comble de l’information journalistique, l’article est évidemment relayé par d’autres presses qui ne prendront même pas la peine de modifier rien que d’une syllabe le titre. 

Presse Océan, Infos140 et Télégramme reprennent sans sourciller l’information: 

 

Les points deux et quatre de la charte de la déontologie journalistique ratifiée en 1938 sont  pourtant d’une clarté limpide : “Un journaliste digne de ce nom tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus grave fautes professionnelles” ; “un journaliste digne de ce nom s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires […]”. 

Et cela nous ne devrions même pas avoir à le leur rappeler. 

Face à cette désinformation, c’est tous ensemble que nous nous devons agir !

Agissez en: 

1- Contactant Ouest France via ce formulaire et en faisant état de votre indignation.

2- En partageant cette information.

3- En interpellant @LeTelegramme @presseocean @infos140 sur twitter.

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