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Justice: demande de démolition de la mosquée de Fréjus rejetée

Au terme d’une longue bataille juridique opposant le maire Front National de Fréjus David Rachline à l’association Al-Fath, le tribunal de Draguignan a rejeté ce vendredi 26 février la demande formulée par le Procureur de la République de démolir la mosquée.

Achevée en avril dernier, la mosquée de Fréjus avait suscité l’acharnement politique du maire nouvellement élu en 2014. Le 17 octobre 2014, le maire avait pris un arrêté exigeant la cessation du chantier de la mosquée. Suspendu par le tribunal administratif de Toulon, les travaux avaient pu reprendre en décembre de la même année.

Cela n’avait pas stoppé le maire, qui s’était ensuite évertué à empêcher coûte que coûte l’ouverture de la mosquée, jusqu’à aboutir à une demande de démolition du lieu de culte de la part du procureur de la république de Draguignan en novembre dernier. 

A deux reprises le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, était intervenu: d’abord le 9 novembre 2015 pour statuer de l’atteinte grave et illégale à la liberté de culte et de liberté d’expression de la décision du maire, puis pour ordonner au Préfet du Var d’autoriser l’ouverture du lieu de culte le 19 janvier dernier. Rien y fait, le maire ayant fait de la mosquée son cheval de bataille.

Nous saluons cette décision de justice du tribunal de Draguignan, en pleine cohérence avec nos droits fondamentaux de liberté d’expression et de liberté de culte.

Est à saluer également les porteurs du projet de la Mosquée qui ont su travailler ensemble pour faire valoir leurs droits, jusqu’au bout. Les musulmans de Fréjus pourront enfin prier dignement dans ce lieu de culte, sans craindre sa destruction pure et simple.

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