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Deux mois après une violente perquisition, sa porte est enfin remplacée

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le jeudi 26 novembre, il est cinq heures du matin lorsque la police débarque au domicile de Monsieur et Madame N, en plein cœur d’une résidence étudiante. L’épouse croit d’abord à un tremblement de terre, puis à une explosion, tant le choc du bélier utilisé par les forces de l’ordre pour défoncer la porte d’entrée se fait violent.

  • Perquisition violente, rien est trouvé 

Six à sept personnes de la police armées de fusils à pompe et portant des cagoules, sauf une femme en civil, entrent dans le studio occupé par le couple et leur bébé âgé de quelques mois à peine. 

L’époux, alerté par le fracas causé par la police, sort de sa chambre pendant que Madame y reste, apeurée.

Devinant après coup qu’il s’agit d’une perquisition, l’époux lève les mains derrière la tête en signe de coopération. Ce geste  ne sera manifestement pas compris par la Police puisque cinq officiers plaquent Monsieur au sol avec une violence inouïe, et lui donnent des coups avant de le menotter sans aucun ménagement : le lendemain, il s’apercevra de l’apparition de deux hématomes.

L’époux demande l’objet de la perquisition, ce à quoi la police lui répond agressivement : « fermez-là, si on est là c’est qu’il y a une raison » ; un officier finira par concéder que le motif de l’intervention est une possible radicalisation.

La courte intervention d’une demi-heure constraste avec la violence de la perquisition. Le studio est mis sans dessus-dessous. Rien est trouvé.  La « possible » radicalisation ne pourra être avérée. Si les forces de l’ordre avaient de sérieux éléments à charge contre ce couple, pourquoi se contenter d’une fouille rudimentaire de 30 minutes ? 

Le voisinage, des étudiants principalement, est resté choqué de la violence de l’intervention et a apporté tout son soutien au couple, l’époux étant connu d’eux depuis longtemps.

  • Pendant plus de deux mois leur porte ne sera pas remplacée

Les frais de la porte fracassée (photos d’illustration à l’appui) s’élèvent à près de 800 euros, que la résidence refuse de prendre en charge ; le couple, de son côté, est dans l’impossibilité financière d’avancer une telle somme.  

La police ne s’était pas annoncée en tant que telle avant de défoncer la porte, ce qui aurait permis au couple de leur ouvrir la porte ou du moins, de s’éviter la frayeur qu’ils ont eue. D’après l’explication très hasardeuse fournie à la résidence, les officiers de l’ordre ne s’étaient pas annoncés pour leur propre sécurité, de peur qu’il ne s’agisse d’un domicile « piégé ».

M. N fait une demande de remboursement de sa porte d’entrée auprès du Préfet de sa compétence géographique. Le 11 janvier il reçoit une réponse défavorable de ce dernier, expliquant que la perquisition s’est déroulée en toute « légalité« , même si « aucun élément confirmant l’existence d’une menace à la sécurité ou l’ordre publics » n’ont pu être découverts.

Ne pouvant nier le préjudice subi par cette famille, d’abord par la brutalité policière qui s’est abbatue sur eux, ensuite par l’incapacité de se un minimum en sécurité en verrouillant leur porte d’entrée, le CCIF décide de prendre lui même en charge les frais de réparations.

2 mois et demi plus tard, début février, la famille N. a enfin pu réparer sa porte, notamment grâce à vos dons. Les frais de remplacement de la nouvelle porte s’élèvent à un peu plus de 800 euros.

Plus de deux mois après le traumatisme qu’ils ont subi, la famille N peut enfin trouver un semblant de sentiment de sécurité grâce au remplacement de leur porte d’entrée.

Les remerciements envoyés par Monsieur N:

Je voudrai vous remercier baraka allaho fikom et jazakom allaho khayre pour cette aide précieuse concernant la prise en charge du changement de ma porte d’entrée, les ouvriers de l’entreprise sont venu ce matin a 9h00 et ils sont reparti vers 11h00, al hamdoulillah.

Je voudrai vous encourager pour le travail que vous faites en aidant les musulmans car le prophète salla allah alayhi wa salam a dit :

« Celui qui soulage un croyant d’un des tourments du bas monde, ALLAH le soulage d’un des tourments du jour de jugement, celui qui facilite pour quelqu’un qui est dans la difficulté, ALLAH lui facilite dans le bas monde et dans l’au-delà ».

Qu’Allah nous facilite a tous et baraka allaho fikom.

Ce sont vos dons qui nous ont permis cette action. Sachez que le CCIF ne dispose d’aucune subvention et ce n’est que grâce à votre soutien financier que des victimes peuvent être aidées.

Pour faire un don: http://ccif.me/ensemblePlusForts
Pour adhérer: http://www.islamophobie.net/adherez

#EnsembleNousSommesPlusForts

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