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Le Figaro: un journal controversé

Tel Tom face à Jerry, Le Figaro poursuit inlassablement le CCIF. Car parmi les médias habituels qui saisissent l’opportunité d’une mise à l’index coordonnée contre notre association de Défense des Droits de l’Homme, Le Figaro est à la pointe dans ce domaine.

Dès à présent, nous tenons à nuancer : Par « Le Figaro », nous n’entendons non pas l’ensemble des journalistes de la rédaction – le journal compte parmi eux des journalistes de qualité qui n’ont pas troqué leur déontologie contre un combat idéologique – mais une minorité d’islamophobes actifs soumis à une direction qui a son agenda politique. Nous y reviendrons.

  • Le CCIF, une cible privilégiée par un petit groupe de journalistes

Depuis novembre 2012, en un peu moins de 3 ans, ce sont une quarantaine d’articles à charge qui ont été rédigés contre le CCIF par Le Figaro.

Nous constatons qu’à chaque fois que nous opérons des avancées dans l’inscription de l’islamophobie dans l’agenda du débat public et que notre travail gagne en visibilité, les articles à charge se multiplient. 

Déjà, en l’espace de trois jours, sans aucune surprise, le Figaro s’est saisi de l’affaire Valls-Bianco pour publier cinq articles contre le CCIF, tout en reprenant les inlassables mêmes accusations (recyclées ?) à notre égard.

La disqualification mensongère commence par dénaturer le nom de notre association pour lui prêter un habillage « suspect ». De façon régulière, Le Figaro nie notre appellation d’association de Défense des Droits de l’Homme. Pourtant, il suffit d’opérer une simple recherche sur Google pour réaliser que l’ADDH-CCIF est le nom complet de notre association apparaissant sur le journal officiel. Ce niveau d’investigation journalistique ne semble pas être à la hauteur de ces journalistes qui préfèrent nous prêter le nom qu’ils veulent bien nous donner.

  • Condamnation du Figaro

Et pour cause, cette propension à raconter tout et n’importe quoi sur notre collectif leur a valu une condamnation pour diffamation le 15 décembre 2015, pour un article intitulé « Trappes : un collectif aux contre l’islamophobie aux méthodes contestées » édité le 23 juillet 2013

Il est intéressant de constater que le journal n’a pas jugé utile de faire appel de cette condamnation, lucide quant à la véracité du caractère diffamatoire employé à notre égard. Ce n’est rien de moins qu’un aveu quant à la « qualité » de leur travail journalistique.

  • Un positionnement qui a ses racines idéologiques

« L’Islam ne reconnaît pas la démocratie ! Partout où il y a l’Islam, les Droits de l’homme n’existent pas », c’est M. Alexis Brézet, ancien de Valeurs Actuelles et directeur de la rédaction du journal depuis juillet 2012 qui est l’auteur de ce propos

Dans un article datant de septembre dernier, Al-Kanz avait exposé les liens associant le journal, dont Alexis Brézet, à des personnalités politiques, en l’occurrence Nicolas Sarkozy. Cet article faisait suite à l’enquête des journalistes du Monde, Ariane Chemin et Vanessa Schneider dans leur ouvrage Le Mauvais Génie.

Sur Mediapart, Laurent Mauduit indiquait en 2012 qu’Alexis Brézet « défend de longue date les thèses de la droite radicale » et que son ambition est de faire du Figaro « un journal organisant des passerelles entre la droite républicaine et l’extrême-droite ».

Et pour cause, ce dernier ne cesse de travailler l’opinion publique contre les musulmans. En 2012, il condamnait par exemple à plusieurs reprises l’islamisation de la France.

Si de façon répétée, le journal dénonce notre double discours supposé – accusation péremptoire vidée de toute réalité factuelle – nous nous appliquerons à démontrer, avec quelques éléments précis à l’appui, en quoi le Figaro opère un double discours, instrumentalisant les valeurs de la République pour servir leur idéologie islamophobe.

  • Le Double-discours du Figaro

Dans un article daté du 27 novembre 2013 où le titre annonce déjà sans grand suspens son contenu « Baby Loup : la justice résiste aux islamistes », Ivan Rioufol – auteur de pas moins d’une quinzaine d’articles à charge contre le CCIF et membre du comité éditorial du journal- semble définir la laïcité comme étant la disparition de tous signes religieux sauf si confiné-e-s chez soi.

A l’endroit de Mme Afif licenciée par la crèche de droit privé pour avoir porté un foulard, il écrit « Elle avait décidé un beau jour de porter le voile durant son travail, contrevenant à l’exigence de neutralité du règlement intérieur ». Mr Rioufol conclut en félicitant la décision de la Cour d’Appel de Paris, déboutant la plainte de la requérante.

Dans un second article publié le 26 novembre 2015 et intitulé « Crèches de Noël : Ne pas capitulez », cette fois M. Rioufol déplore l’édition par l’association des maires de France d’un guide de « bonne conduite laïque » conseillant d’éviter d’installer des crèches de noël dans les locaux publics : « On est donc prié de comprendre qu’il y aurait là une provocation à commémorer encore deux mille ans de culture.»

Ce n’est donc pas conformément au cadre juridique dans lequel s’exerce la laïcité que Mr Ivan Rioufol prend position mais selon la communauté d’appartenance religieuse des citoyens français.

Quant à l’accusation de « communautarisme » de ses concitoyens musulmans, Mr Rioufol les définit constamment d’abord par leur religion, avant leur citoyenneté.

C’est le cas par exemple lorsqu’il exige de ceux-ci, parce que musulmans, de se désolidariser des attentats sanglants de novembre. Il n’aura évidemment pas exigé la même injonction, de la part des chrétiens de France lors des attentats perpétrés par Anders Breivik. Cette injonction n’aurait d’ailleurs eu aucun sens, au même titre que cela n’a aucun sens de demander aux « musulmans » de se désolidariser. 

CE IR

Ses positions sont dans la droite lignée de son directeur de rédaction.

Quant au CCIF, nous n’avons pas vocation à être une organisation communautaire, si cela signifie « exiger des droits spéciaux pour une catégorie de la population ». Notre mission est de combattre l’islamophobie et en cela nous travaillons avec l’ensemble des acteurs soucieux de lutter contre toutes les formes de racisme et, plus largement, contre les injustices sociales, en protégeant l’état de droit et en agissant pour le vivre ensemble, au-delà des déclarations et des postures politiques.

En cela notre ligne a toujours été cohérente, ce qui ne semble guère être le cas du Figaro, assujetti à une ligne éditoriale idéologique. 

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% commentaires (5)

slm

figaro journal islamophobe

Valeurs Actuelles est un torchon créé par des membres de l’OAS.
Tout est dit

Ce frustré de la vie,ce raciste ne lui a pas suffit ces condamnations répétées pour appel à la haine,à la discrimination religieuses et raciales il continue. Vous avez raison le ccif de vous défendre et restons unis. Nous sommes unis!!!!!!!!

Le figaro je ne lis pas ce journal alignés à la politique des néo-cons et détenu par un membre de la famille Rothschild très amis avec les sarkozistes.
Regardez simplement comment ils font de la pub au fn et comment ils ont traité l’info sur la répression en Ukraine,en Égypte…..

Bonjour,
Je suis abassourdi par l’inexistence de personnalités musulmanes qui ne crie pas au scandale en ce qui concerne la façon dont les musulmans sont traités au travers des médias. QUE FAITE VOUS CCIF ? Allez vous vous décider à récolter les fonds des mosqués de France pour créer un groupe de pression Ou allez vous rester la a ne rien faire en vous cantonnant à des articles sur le web ? Votre inaction est criminels. Si vous n’êtes pas capable d’assumer votre tâche du droit des musulmans de France alors laissez la place a des personnes plus compétentes. L’heure des mots est terminer. Récoltez des fonds. Organisez des galas. Invitez des personnalités, senssibilisez, n’hésitez pas à crier au nazisme car c’est ce qu’ils font. Du nazisme . Vous aller les laisser nous salir ? Porter plainte ne suffit pas. Réveillez vous !

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