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Suppression des menus de substitution dans les écoles de Chilly-Mazarin

Depuis la rentrée 2015, à Chilly-Mazarin dans l’Essonne, les enfants ne peuvent plus bénéficier de menus adaptés à leur régime alimentaire.


Une note datée du 31 août 2015, publiée sur le site internet de la mairie, précise que :

« La majorité municipale ne souhaite plus différencier la composition des repas en fonction d’un interdit religieux qui relève de la sphère privée et familiale, en application du principe de laïcité ». 

Les menus ne comprendront ainsi qu’un seul plat. A trois reprises au mois de septembre sera servi du porc, sans autre alternative.

  

Ces propos, tenus en pleine rentrée scolaire confirment une décision unilatérale du maire, prise sans consultation avec les partis concernés, ni même son propre conseil municipal.  


Cette décision concernant les repas quotidiens des élèves des écoles de la commune a, de fait, mobilisé les premiers concernés : les parents.

Certains d’entre eux se sont immédiatement sentis atteints dans leur qualité de parents en ce qu’on pourrait potentiellement servir de la viande à leurs enfants, et aller ainsi à l’encontre de leurs choix d’éducation.

Chacun dispose de la liberté d’éduquer ses enfants au travers des convictions qu’il choisit et une telle politique tend à stigmatiser les communautés religieuses de la ville.


En supprimant les repas de substitution, le maire détruit l’égalité justement créée par cette alternative, et contrevient à un droit fondamental, en n’offrant pas la possibilité aux parents de faire valoir leurs choix d’éducation dans de bonnes conditions.


Outre la violation de cette liberté liée à l’éducation et à la liberté de conscience et de culte, le maire de Chilly Mazarin semble privilégier l’expression de ses propres opinions, qu’il exprime au travers de la notion de « laïcité ». Les législateurs de 1905 n’avaient pourtant pour objectif que d’éviter les conflits religieux et de mettre tous les cultes sur un pied d’égalité en séparant l’Eglise et l’Etat, tout en assurant aux citoyens le respect de leur liberté de conscience.

« Tous les enfants inscrits continueront à être accueillis sans distinction dans les cantines des écoles de la commune et à bénéficier d’un repas équilibré. » indique la note.


Mais priver des enfants d’un plat de résistance complet au nom de la « laïcité » et de la neutralité religieuse, n’était-ce pas là marquer une distinction entre les élèves?


La décision du maire de Chilly Mazarin de remettre en question un mode de fonctionnement qui n’a jamais posé problème, montre une fois encore, de par cette obsession pour les citoyens de confession musulmane, la volonté d’orienter les futurs débats pour la présidentielle 2017 vers les questions identitaires au détriment des questions prioritaires.


Le CCIF rejoint les familles et condamne cette prise de position idéologique du maire.

Le CCIF appelle les parents d’élèves d’investir les associations qui leurs sont dédiées afin de créer un rapport de force qui respectera leurs choix et leurs libertés face à des maires qui sont animés par des convictions personnelles et non par la loi et la cohésion sociale.


Ensemble nous sommes plus forts.


% commentaires (5)

Ne pas manger de viande solutionne purement et simplement le problème et évite la stigmatisation des écoliers musulmans dans les cantines! Les enfants peuvent prendre un goûter plus copieux une fois rentrés!

mail que j'ai envoyé au maire

Monsieur le maire, vous justifiez l’interdiction de repas alternatifs dans les cantines scolaires en utilisant un concept dénaturé de la laïcité. L’intention de la laïcité est de s’assurer que les dogmes religieux ne soient pas imposés à tous, ce n’est pas d’imposer à tous de nouveaux dogmes ‘laics’.
On peut ignorer ce que les élèves et les parents d’élèves veulent, mais ce n’est pas la laïcité (de 1905) qui le demande. Si vous ne voulez pas de repas alternatifs, cherchez d’autres justifications que la laïcité (des raisons financières, par exemple).

S IL VOUS PLAÎT signez la et faite la passer.

https://www.change.org/p/pour-une-alternative-v%C3%A9g%C3%A9tarienne-obligatoire-dans-les-cantines-scolaires

C est le seul espoir possible en vue et on doit pas le laisser échouer.
Merci.

salam aleikoum

aux parents mettaient vos enfants dans des écoles musulmanes ou cour par correspondance et nous verrons le nombre d école publique fermer l une derrière l autre inch allah

Bonjour, Je trouve cela honteux, maintenant ils osent aussi toucher au enfants. L’avenir nous préserve un mauvais présage. Il faut réagir . Merci Cordialement.

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Suppression des menus de substitution dans les écoles de Chilly-Mazarin

 

Depuis la rentrée 2015, à Chilly-Mazarin dans l’Essonne, les parents ne peuvent plus demander que leurs enfants bénéficient de plusieurs choix dans les menus, réduisant ceux-ci à un seul plat, sans alternative.  

Sous l’impulsion de du maire de la ville Jean-Paul Beneytou, demander un menu de substitution n’est désormais possible qu’en cas d’allergie ou de problème médical. 

Une note datée du 31 août 2015, publiée sur le site internet de la mairie, précise que « la majorité municipale ne souhaite plus différencier la composition des repas en fonction d’un interdit religieux qui relève de la sphère privée et familiale, en application du principe de laïcité ».  Les menus ne comprendront ainsi qu’un seul plat. A trois reprises au mois de septembre sera servi du porc, sans autre alternative.

Ces propos, tenus en pleine rentrée scolaire confirment une décision unilatérale du maire, prise sans consultation avec les partis concernés, ni même son propre conseil municipal.

Cette décision concernant les repas quotidiens des élèves des écoles de la commune a, de fait, mobilisé les premiers concernés : les parents.

Certains d’entre eux se sont immédiatement sentis atteints dans leur qualité de parents en ce qu’on pourrait potentiellement servir de la viande à leurs enfants, et aller ainsi à l’encontre de leurs choix d’éducation.

En effet, l’article 371-1 du Code civil consacre la force de l’autorité parentale. Cette législation nationale est ainsi corroborée par de nombreux textes internationaux, et notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politique, qui affirme en son article 8 que « les Etats parties au présent Pacte s’engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions ». 

Chacun dispose de la liberté d’éduquer ses enfants au travers des convictions qu’il choisit et une telle politique tend à stigmatiser les communautés religieuses de la ville.

En supprimant les repas de substitution, le maire détruit l’égalité justement créée par cette alternative, et contrevient à un droit fondamental, en n’offrant pas la possibilité aux parents de faire valoir leurs choix d’éducation dans de bonnes conditions.

Rappelons que le droit des parents de guider leurs enfants en matière religieuse ne peut être interdit ou entravé que par des mesures de niveau comparable, et seulement si les interdictions ou les entraves constituent des mesures nécessaires à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

Outre la violation de cette liberté liée à l’éducation et à la liberté de conscience et de culte, le maire de Chilly Mazarin semble privilégier l’expression de ses propres opinions, qu’il exprime au travers de la notion de « laïcité ». Les législateurs de 1905 n’avaient pourtant pour objectif que d’éviter les conflits religieux et de mettre tous les cultes sur un pied d’égalité en séparant l’Eglise et l’Etat, tout en assurant aux citoyens le respect de leur liberté de conscience.

« Tous les enfants inscrits continueront à être accueillis sans distinction dans les cantines des écoles de la commune et à bénéficier d’un repas équilibré. » indique la note. Mais priver des enfants d’un plat de résistance complet au nom de la « laïcité » et de la neutralité religieuse, n’était-ce pas là marquer une distinction entre les élèves?

La décision du maire de Chilly Mazarin de remettre en question un mode de fonctionnement qui n’a jamais posé problème, montre une fois encore, de par cette obsession pour les citoyens de confession musulmane, la volonté d’orienter les futurs débats pour la présidentielle 2017 vers les questions identitaires au détriment des questions prioritaires.

Le CCIF rejoint les familles et condamne cette prise de position idéologique du maire.

Avec ce mode de gestion des communes animé par des convictions personnelles et non pas par la loi et la cohésion sociale, le CCIF dénonce la transformation de l’école républicaine en lieu de discrimination et en appelle à l’Etat pour rappeler à l’ordre ces élus et de permettre aux élèves d’y trouver leur place. Il en appelle également aux parents d’élèves d’investir les associations qui leurs sont dédiées.

Ensemble nous sommes plus forts.


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