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Wissous Plage : L’affaire portée en justice

En Essonne, samedi 5 juillet trois femmes portant le voile ont été refoulées de la plage de Wissous. Pour quel motif ? Le règlement intérieur de Wissous plage,
mis en place par le maire Richard Trinquier (UMP), interdit le port de signes religieux
.

À la suite de cet événement, l’association musulmane wissoussienne Al Madina a saisi le CCIF et demandé rendez-vous avec le maire, afin d’exiger des explications concernant ce règlement discriminatoire.

Le maire Richard Trinquier est resté campé sur ses positions, refusant de reconnaître l’illégalité de son arrêté, invoquant des justifications légales complètement aberrantes. Une requête a alors été portée au tribunal administratif de Versailles par quinze citoyennes engagées et le CCIF, également soutenue par le collectif Al Madina.

Quinze citoyennes engagées et le CCIF constituent les requérants dans cette affaire, dont l’audience aura lieu demain, samedi 11 juillet, à 10 h. Les requérants sont représentés par Maître Guez Guez, avocat au barreau de Nice et auprès du CCIF.

Cette situation inacceptable, générée par une municipalité méprisant ainsi une partie de ses administrés, pénalise avant tout les familles les plus modestes de Wissous ; celles qui n’ont pas les moyens de s’offrir des vacances à Cannes, pour faire du sky surf, comme certains élus de la ville.

Et que dire de l’humiliation subie par ces femmes, se retrouvant privées avec leurs enfants d’un loisir dont les autres habitants de Wissous peuvent profiter. En est-on revenu au temps de l’apartheid ? Où certaines catégories de personnes n’ont pas accès aux mêmes lieux, aux mêmes services que les autres ? Est-ce normal que des enfants n’aient pas pu profiter des jeux comme les autres enfants parce que les convictions personnelles de leurs mamans indisposent le maire ?

Cet événement s’inscrit dans un climat actuel particulièrement islamophobe et délétère. Le CCIF est régulièrement contacté par de nombreuses femmes de confession musulmane auxquelles on refuse l’accès à des gîtes, des restaurants, des salles de sport en raison de leur tenue vestimentaire. C’est pourquoi il est essentiel que ce type d’actions, a fortiori initiées par des élus de la République, soient dénoncées, mais aussi condamnées fermement par la justice.

 

Crédit Photo : Shutterstock

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