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Le drapeau de l’Algérie piétiné lors d’un contrôle de police

On se souvient du policier jugé « irréprochable » par M.Valls au lendemain des événements de Trappes l’été dernier. On se demande surtout combien de policiers violent leur mission de maintien de la paix par leurs comportements scandaleux et inadmissibles.

Et c’est ce qui s’est produit une nouvelle fois vendredi 4 juillet dans le département de Seine-et-Marne. En effet, le CCIF a été saisi par une maman après le contrôle d’identité et l’arrestation de son fils par la police municipale de Bussy-Saint-Georges.

La scène se passe vendredi 4 juillet vers 20H30. Le jeune homme âgé de 15 ans se fait contrôler et arrêter par la police municipale de Bussy-Saint-Georges après un prétendu jet de canette sur leur véhicule (il s’avère, selon le témoignage du fils que c’est sur le trottoir qu’une canette est effectivement tombée). En tout cas, sans se soucier de savoir d’où provenait l’objet, les deux agents le menottent violemment en lui croisant les bras derrière le dos, l’installent dans leur voiture et lui fouillent sa sacoche. 

Ça tombe bien: ils trouvent un drapeau algérien. Que font les policiers ? Ils le jettent au sol, le piétinent et lancent au jeune garçon : « aime ton pays » (au bénéfice du doute on pourrait penser qu’ils font référence à la France… Mais les agents éclaircissent leur propos en poursuivant :

Sale arabe rentre dans ton pays !

Les agents en question ont semble t-il souscrit à la vieille rengaine du F.N remise au goût du jour par l’égérie du parti sur la double-nationalité, choisir entre « être français ou être autre chose » !

Quoiqu’il en soit, S**** leur demande de leur rendre le drapeau, tente de les raisonner en leur rappelant que sa mère est française et qu’il est français. Les agents, en guise de réponse, laissent le drapeau sur le trottoir et l’un d’eux poursuit violemment : « je vais te fracasser la tête ». 

Les agents se défoulent, alors : ils giflent le jeune garçon et l’étranglent. La mère, avec sa fille, a appelé son fils à 20H31 et il a eu tout juste le temps de décrocher. Elles entendent donc, impuissantes, toute la scène. 

Le père se rend immédiatement dans les locaux de la police municipale pour avoir des explications. Son fils n’est toujours pas là et le trajet pour arriver au commissariat de Lagny-sur-Marne dure une vingtaine de minutes. Les agents en question arrivent enfin au poste de police et tentent alors de trouver une parade en prétextant des accusations « bidon » à charge du jeune homme pour essayer de justifier l’arrestation musclée.

A son arrivée, S*** présente de sérieux hématomes, des traces de strangulation et un traumatisme cranio-facial que constatera le médecin des urgences sans noté le choc traumatique. 

L’officier du commissariat dissuadera d’abord les parents de porter plainte avant de céder face à leur insistance. Le fils est entendu puis relâché à 22h55. Un rendez-vous sera enfin donné le mardi 8 juillet à 9h00 pour entendre les requêtes des parents.

Le CCIF assure la famille de tout son soutien et déplore qu’une fois de plus certaines forces de police soient sérieusement mises en cause par des comportements qui brisent la confiance entre les citoyens et les autorités policières. 

Le CCIF affirme que c’est seulement à travers un rappel à l’ordre indispensable de la part du gouvernement à l’endroit des forces de l’ordre que ceux-ci n’agiront plus comme s’il existait des citoyens de seconde zone.

Crédit photo: Shutterstock

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