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Triste anniversaire de la loi interdisant le voile à l’école

Ce samedi 15 mars 2014 a vu passé 10 ans du vote de la loi sur l’interdiction des signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires publics français.

Présentée, alors, comme un rajustement des lois laïques de 1905 et un bouclier censé protéger la laïcité, ce dispositif législatif n’admet, pourtant, qu’un seul bilan après une décennie d’existence : elle a autorisé et libéré, dans la pratique, l’islamophobie et a rendu, plus précisément, suspect tout comportement, attitude ou apparence de citoyennes de confession musulmane.

Un bilan qui ne fait que donner raison à toutes ces voix qui s’étaient alors levées pour dénoncer une loi anti-laïque qui viole et trahit l’esprit des lois de 1905. Une laïcité instrumentalisée qui a, prodigieusement et en quelques années, fait, du leader de l’extrême droite « la championne » d’un concept inventé par la gauche.  Une loi qui a forcée des milliers de musulmanes à se dévoiler alors que c’est bien vers la réalisation des libertés des droits de l’homme que tend le concept originel souhaité par un Aristide Briand. Une laïcité falsifiée qui ne recule, aujourd’hui, devant aucune aberration lorsqu’elle permet à des fonctionnaires zélés et fanatiques de briser la scolarité et la dignité de jeunes filles, sous prétexte de jupes longues, sans que personne ne s’en émeuve.  Une laïcité falsifiée devenue définition officielle d’Etat en la matière depuis 2004 et qui a, semble-t-il, donner un mauvais signal à la société puisque  la haine entre citoyens et l’islamophobie n’ont cessé de grimper, d’année en année, et de frapper impunément et de plein fouet les citoyens de confession musulmane.

Ce dévoiement manifeste d’un concept censé faire triompher le vivre-ensemble et cette dérive inexorable d’une laïcité falsifiée amorcée par ce dispositif législatif de 2004 jette, aujourd’hui, un soupçon manifeste autour des intentions qui ont amené le législateur à voter cette loi.

Car le CCIF est saisi, tous les jours, d’actes islamophobes gratuits et de plus en plus agressifs qui fait état du climat délétère qui traverse notre société. Le CCIF dénonce ce déni d’État de l’islamophobe qui ne prend pas des mesures fortes et nécessaires pour garantir la sécurité à une partie de ses citoyens. Un concept lepénisé qui diffuse, aujourd’hui, sa haine et qui se définit, toujours plus, dans les discours et les actes comme un grigri antimusulman.

C’est dans ce contexte que la gauche est arrivée au pouvoir et loin d’incarner la rupture tant attendue qui aurait fait cesser ces pratiques discriminatoires, c’est toujours dans un climat de stigmatisation qu’on souhaite peut-être, aujourd’hui, rendre plus respectable ce que vivent les citoyens français de confession musulmane.

Il est donc temps que ces pratiques cessent et que ce gouvernement de gauche saisisse le courage de l’alternative à cette instrumentalisation en opérant un retour salutaire à la vraie définition de la laïcité voulue et bâtit par les ténors de la gauche.  : Inclusive, ouverte, libre et surtout pacifique.

                                                                                j'agis, j'adhère, je donne

                                                                                appli CCIF contre l'islamophobie

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