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Voile intégral et violences à Argenteuil: Le procès renvoyé

Crédit photo: MAXPPP

Le tribunal correctionnel de Pontoise a de nouveau renvoyé le procès des deux hommes soupçonnés d’avoir eu un comportement violent sur des policiers lors du contrôle d’une femme portant le voile intégral à Argenteuil (Val-d’Oise), en juin 2013.

Le président du tribunal a décidé de reporter l’audience au 24 juin 2014 suite à une erreur du tribunal portant sur l’horaire de l’audience. Un cafouillage qui a débouché sur l’absence des avocats des prévenus.

Les prévenus âgés de 23 et 37 ans devaient comparaître aujourd’hui, mardi 18 février et ce dans la plus grande confusion. En effet, des témoignages font état d’un usage disproportionné de la force par les policiers lors de l’interpellation, tandis que les deux prévenus contestent depuis le début leur rôle soi-disant majeur lors des affrontements.

Les faits remontent au 11 juin 2013, une femme portant le voile intégral est arrêtée pour un contrôle d’identité. Très vite les policiers durcissent le ton et l’un d’eux se montre menaçant en malmenant physiquement la femme qui a pourtant obtempéré (plaquée contre un mur et sac arraché).

En aucun cas, il n’a été question de l’illégitimité du contrôle de la victime, elle-même ayant coopéré sans protester depuis le début de son interpellation.

Intrigués par les agissements de la police, plusieurs passants dont les deux prévenus se sont arrêtés s’interrogeant sur cette arrestation musclée. Les policiers ont alors répondu par un gazage massif à la bombe lacrymogène et ont tiré sans discernement au flash-ball pour disperser les gens, qui ont dû se réfugier dans les commerces. Xavier Lemoine, maire d’Argenteuil, a d’ailleurs lui-même reconnu que « peut-être l’usage de la force [par les forces de l’ordre] n’avait pas été totalement proportionnée ».

Le CCIF suit avec attention le dossier d’autant plus que la femme interpellée a porté plainte et qu’une enquête en cours auprès des services du procureur de la République.

Ces violences policières sont évidemment en lien direct avec la loi du 10 octobre 2010 interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, et qui se révèle être source de tensions et d’agressions physiques à l’égard des femmes portant le voile intégral.

Nous espérons que ce procès permettra de faire toute la lumière sur cette affaire.

                                                                             

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% commentaires (1)

Étrange que le jugement de toute ces affaires soit repoussé après l’échéant des élections municipales.
Qu Allah nous porte secours.

Et celui qui croit en Allah apaise son cœur

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