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Procès de Trappes: Qu’en est-il de la loi sur le voile intégral?

L’affaire dites de Trappes et du contrôle d’identité, du 18 juillet 2013, de Cassandra Belin qui portait le voile intégral et effectué par des policiers zélés abusant de leurs prérogatives devait être jugée aujourd’hui  devant le tribunal correctionnel de Versailles.

Un comportement policier déclencheur des troubles qui avaient, ensuite, secoué la ville pendant des jours.

Une suspicion sur l’attitude de ces policiers qui allaient être définitivement brisée par les révélations de l’un d’eux qui divulguaient, avec gloriole sur son compte Facebook, « se régaler » chaque soir d’émeute à Trappes, d’autres lui répondant : « T’as mis une sacré m….. ça restera dans les annales mdr ».

Les prises de positions du ministre de l’Intérieur qui annonçait ne pas douter « un seul instant » des policiers de Trappes n’avaient été interprétées, alors, par ces derniers que comme une caution et couverture à leurs comportements et un feu vert à leurs provocations.

Alors que Cassandra Belin devait répondre ce mercredi 30 octobre 2013, de présomptions d’outrage à l’encontre de trois policiers sur la base des témoignages de ces derniers, que dirent des révélations islamophobes et même xénophobes d’un des agents, sur son compte Facebook et qui confirment, à posteriori, les témoignages oculaires recueillis dont celui de la jeune femme, de son époux, de sa mère et sa sœur, mais aussi de riverains neutres, qui ont affirmé que le contrôle avait tourné mal en raison du comportement des policiers.

Quelle est donc la responsabilité de Mme Belin qui réfutent avoir proféré des insultes et qui a été mise à l’index, victime du mépris et de la haine d’agents qui n’ont pas hésité à s’en vanter dans des révélations Facebook nauséabondes?

Quelle crédibilité face à ces agents censés faire respecter la loi et dont les témoignages ne sont jamais remis en question ou interrogés ?

En tout cas Me Bataille, en charge de la défense de Mme Belin, a décidé de soulever une question de fond et déposer une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour demander l’examen par le Conseil constitutionnel de la loi de 2010 sur le voile intégral, après son entrée en vigueur voilà deux ans.

Une loi qui « vise principalement les musulmans »,  n’a pas de « portée générale » et qui malgré « cinq circulaires d’application » révèle son inefficacité dans les faits.

Les libertés fondamentales ne peuvent, effectivement et sans aucun doute, être restreintes dans un pays libre sans provoquer en contrepartie une inapplicabilité de fait.

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% commentaires (2)

J\’espère que la justice sera du bon côté cette fois ci , inchallah. Bon courage à ce couple

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