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De quelle manière le CCIF lutte contre l’islamophobie ?

Bilan d’étape dans la lutte contre l’islamophobie: 

L’enjeu sémantique: le mot « islamophobie », dans sa définition précise, est rentré dans le langage courant, académique, politique, médiatique, institutionnel, largement repris par toutes les instances internationales. La question n’est plus celle de sa définition mais de la clarification de son usage, avec précision et transparence. 

L’enjeu international: la lutte contre l’islamophobie devient un enjeu européen et international.

Dans de nombreux pays, le CCIF a des organisations partenaires avec qui nous coordonnons nos projets et nos stratégies d’action au sein des instances internationales.

Ces dernières reconnaissent notre travail: Amnesty International, Conseil de l’Europe, OSCE, Commission Européenne et l’ONU, qui a accordé en 2011 au CCIF le statut spécial consultatif. Un projet d’ampleur européenne, sur huit pays, copiloté avec FEMYSO, permettra d’élargir le travail mené par le CCIF pendant les 10 dernières années. 

L’enjeu académique: partout dans le monde, des universitaires étudient désormais la question de l’islamophobie pour produire de l’analyse rationnelle et scientifique du phénomène. De Berkeley à Kyoto, en passant par Oxford, Montréal, Sciences Po ou Columbia, la recherche sur cette forme de racisme qui vise les musulmans avance, n’en déplaise aux idéologues et polémistes qui tentent de ralentir ces progrès qui sonnent la fin de leurs monologues ignorants. Vous pourrez bientôt retrouver tous les contenus vidéos des interventions qui ont eu lieu lors du riche colloque organisé en avril à Sciences Po. 

L’enjeu médiatique: conscients qu’une partie des médias participe à la propagation et à la banalisation d’un certain nombre d’idées islamophobes, le CCIF a déployé une stratégie ciblée, avec une participation sélective par le biais d’articles, d’interviews et de débats contradictoires afin de confronter les discours racistes sur un terrain rationnel, tout en menant la lutte contre l’islamophobie au coeur de l’opinion publique. 

L’enjeu juridique au service des victimes: il s’agit du coeur du travail du CCIF. Dès 2003, l’essentiel de notre activité à été dédiée à l’aide et au soutien des victimes d’islamophobie, tant sur le plan psychologique que juridique, en les accompagnant dans l’obtention de leurs droits et en étant au plus près de leurs préoccupations. Cette proximité quotidienne auprès victimes nous permet de rester conscients de la réalité du préjudice qu’elles subissent. Le dispositif est renforcé par la présence de trois juristes à plein temps, ainsi que d’une quinzaine d’antennes à travers la France. Ce maillage national est complété par des partenariats avec des organisations dans toutes les régions de France, où nous intervenons régulièrement dans les universités, dans les mosquées, dans les assemblées des quartiers populaires, dans les salles municipales. Au delà de la reconnaissance internationale, médiatique ou institutionnelle, c’est de cet ancrage de terrain, national et quotidien, que le CCIF tire sa légitimité. 

L’action juridique est également menée par notre équipe d’avocats, qui engagent des poursuites et plaident devant les tribunaux pour défendre les victimes et incriminer ceux qui, par leur parole ou par leurs actes, portent atteinte à la dignité des musulmans. C’est notamment dans ce cadre que nous avons intenté des poursuites contre Marine le Pen (qui ont mené à sa perte d’immunité parlementaire) ou Ivan Rioufol. 

Grâce au soutien de ses membres et au travail majeur qu’accomplissent ses bénévoles et ses équipes, le CCIF a maintenu son indépendance et son autonomie. 

Incapables de porter atteinte à la qualité et à la constance de notre travail contre l’islamophobie, il reste à nos détracteurs deux options: la récupération ou la disqualification. Qu’ils sachent que nous n’avons jamais été si engagés et si libres dans notre lutte. 

Toute démarche, qu’elle prenne la forme d’une attaque ad-hominem, d’une diffamation ou d’une tentative de confiscation de notre parole se soldera donc invariablement par un échec. 

Le CCIF est et reste constant dans sa stratégie: disponible au service des victimes, rationnel dans son analyse, déterminé dans son action. 

Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF

 

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% commentaires (2)

salam alaikoum,
Mash Allah pour tout ce travail efficace.
Je pense à une chose que vous avez déjà peut-être envisagée : pourquoi ne pas faire apparaître le logo de l’ONU sur votre page d’accueil? Etant donné que l’organisme collabore avec vous, il serait judicieux de rendre plus visible cette reconnaissance. Il s’agit d’une marque de crédibilité qui clouera le bec à vos détracteurs qui ne manquent pas de visiter votre site. Mais bon, c’est juste une idée.

Assalamou Alaykoum,

Merci à toute l’équipe du ccif pour son travail et ainsi qu’à ses bénévoles. En tant que membre et donatrice à l’organisation j’aime suivre ces progrès et cet article me laisse sur ma faim. Je souhaiterais aborder, en tant que suggestions 3 points niveau du marketing, des relations publiques et du contenu de l’article.
Marketing
Êtes vous sûr que votre article est optimisé au mieux pour la SEO (optimisation pour les moteurs de recherche Google Bing etc.) ? Je pense notamment aux titres, chapeau d’intro, lien « authorship » vers Google+, ainsi que des liens vers les études, cas juridiques et organisations partenaires. Par ailleurs je n’ai pas l’impression que votre site soit optimisé pour la lecture sur les smart phones.
Relation Publique
Si cet article a vocation à attirer non seulement les sympathisants du Ccif mais aussi des retombées médiatiques et si le Ccif tend a se faire reconnaître comme une institution et non juste une association, le format « blog » ne rend pas service. Un article a proprement parler me semble mieux servir ce double objectif. Un blog est un écrit d’opinion alors qu’un article est un écrit factuel. L’article ne doit pas pour autant être ennuyant mais contenir les éléments d’un communiqué de presse en particulier l’accroche manquante à cet écrit. Par ailleurs afin d’être factuel il serait bon de soutenir les éléments avancés par des données, ce qui m’amène à mon dernier point.
Le contenu
La plupart des éléments de progrès avancés manque de données mesurées je vais donner ici quelques illustrations:
-sur quoi vous basez-vous pour dire que le terme islamophobie est maintenant reconnu (étude sondage ou citation d’expert académique etc.)
– lorsque vous citer les enjeux académiques et la multiplication des études vous pourriez citer celles-ci ou les professeurs auteurs, donner certaines de leurs conclusions etc.
-lorsque des partenariats son cités un lien vers la page de l’organisation (ou au moins la description en quelques mots) les acronymes ne sont pas parlant pour tout le monde.
La présence de données chiffrées (et référencée) renforcerait l’image de sérieuse et rationnelle auxquels le Ccif aspire: nombre et titres des études, nombres exact d’antennes du Ccif , nombre de cas traités et % d’augmentation sur l’année précédente, nombre d’apparition dans les médias, nombre d’antenne planifiées pour l’année à venir
Enfin le dernier paragraphe donne trop d’importance aux détracteurs (qui qu’ils soient)ce qui me semble faire leur jeu et place l’organisation sur la défensive. J’aurais beaucoup aimé voir à la place de ce paragraphe les axes de travail du Ccif pour les années à venir ce qui donnerait une bonne transition sur la phrase de fin.
J’ose espérer que mes remarques seront reçues comme constructives et dans l’unique but de servir la communauté.
Que Dieu vous facilite et récompense vos actions.
Fraternellement,
Perrine, MBA

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