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De SOS racisme à l’islamophobie

En annulant le licenciement d’une employée, La cour de cassation n’a fait que réaffirmer la liberté de culte dans l’espace privé. 

 A l’instar des signataires de l’appel islamophobe sur les « signes religieux » lancé dans le magazine Marianne en mars, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, s’est senti investi d’une mission en défendant une nouvelle loi pour secourir une pseudo-laïcité.
 
Harlem Désir propulsé dans les hautes sphères dévoile, encore un peu plus, sa stratégie politique. En effet, comment interpréter le changement de posture de cet homme, qui jadis à la tête de SOS Racisme s’était opposé à la loi sur le port du voile lors de l’affaire du collège de Creil. Ses positions, à l’époque, en faveur de la promotion du métissage culturel, de la défense des droits de l’homme, lui permettait de mobiliser les foules, de gagner en respectabilité et de gravir les échelons.
 Dès lors, pourquoi se prononce t-il en faveur d’une loi sur ce sujet aujourd’hui, alors que la France s’engouffre dans la crise et que son propre camp l’appelle  à se prononcer sur des sujets de fond ? Face aux difficultés que rencontre le parti, les dirigeants du PS ont vraisemblablement opté pour la même stratégie politique que la majorité;  détourner l’attention des grands problèmes économiques et sociaux et désigner un bouc-émissaire : le musulman. Le but n’est-il pas de ratisser large pour tenter de regagner la sympathie d’un électorat de gauche déçu ayant rejoint les rangs des extrêmes ?
 
 Quoi qu’il en soit, Harlem Désir est, aujourd’hui, acculé par son propre parti. 

Ses dernières positions semblent traduire si ce n’est des convictions islamophobes tout du moins un mauvais et bien bas calcul politique. 
 
 Le CCIF rappelle que la situation du pays appelle à l’unité de tous les concitoyens pour affronter les difficultés, plutôt que de cultiver les divisions. Le pays a besoin des valeurs de respect et de tolérance de la gauche, plutôt que de trahison de ses principes à des fins électoralistes.
 
 Le CCIF appelle la gauche à retrouver et faire revivre les valeurs et principes défendus par les ténors qui ont fait l’histoire de la gauche en ce début de siècle.

La rédaction.

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